Paroisse Saint-Jean Baptiste

Secteur Amiens-centre, églises de la paroisse : St-Roch, St-Jacques, Cathédrale, Sacré-Cœur et St-Leu.


Paroisses Hebdo n°333

Don Antoine

« Tous les fidèles sont tenus par la loi divine de faire pénitence chacun à sa façon ; mais pour que tous soient unis en quelque observance commune de la pénitence, sont prescrits des jours de pénitence… et surtout en observant le jeûne et l'abstinence selon les canons suivants. » (Canon 1249)

Le Code de droit canonique rappelle que la pénitence n’est pas une option pour quelques fervents, mais une dimension constitutive de la vie chrétienne. Tout fidèle, c’est-à-dire tout pécheur ayant accueilli la miséricorde de Dieu, est appelé à cette rééducation de la liberté et de la volonté. Le péché est une défaillance de ces facultés, et la miséricorde de Dieu les guérit. La pénitence agit comme un kinésithérapeute : après la blessure, il faut faire travailler le membre pour retrouver sa force. De même, Dieu nous relève par sa grâce, puis nous demande un effort concret pour restaurer notre liberté et notre volonté.

Cette guérison engage aussi le corps, souvent complice de nos péchés. C’est pourquoi l’Église insiste sur le jeûne et l’abstinence. Si chacun est libre de choisir sa pénitence, l’Église propose des pratiques communautaires, comme le Carême. Jeûner, au sens propre, c’est se priver volontairement de nourriture nécessaire à la vie. Ce geste radical rappelle la dépendance de l’homme, la limite de ses désirs et la nécessité d’ordonner volonté et liberté.

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mode_edit Don Antoine
date_range15 février 2026

Paroisses Hebdo n°332

Don Régis

L’Église célèbre chaque 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée mondiale des malades. Dans son message pour cette journée, le pape Léon XIV invite toute l’Église à redécouvrir la figure du Bon Samaritain (Lc 10, 25-37) comme modèle de charité active et de compassion envers les malades et les personnes souffrantes.

La parabole nous montre que le Samaritain, en voyant l’homme blessé, ne « passe pas outre », mais pose sur lui un regard ouvert et attentif. Ce regard le conduit à une proximité humaine et solidaire. L’amour n’est pas passif : il va à la rencontre de l’autre et se manifeste par la proximité, la présence, le don de soi et l’action concrète. Il s’agit de s’approcher de celui qui souffre pour devenir réellement son « prochain ». Ce n’est pas la simple proximité physique ou sociale qui compte, mais la décision d’aimer activement, à l’exemple du Samaritain qui prend soin du blessé et lui consacre son temps et ses moyens.

Le pape Léon XIV souligne également que la compassion, caractéristique essentielle de l’amour actif, ne se vit pas de manière isolée. Inspiré par son expérience pastorale au Pérou, il rappelle l’importance de la responsabilité collective : familles, proches, professionnels de santé, bénévoles et communautés chrétiennes sont appelés à agir ensemble dans une mission partagée de soin et d’accompagnement des malades.

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mode_edit Don Régis
date_range8 février 2026

Paroisses Hebdo n°331

Don François

Dans un monde qui associe volontiers le bonheur à la réussite, au confort et à la reconnaissance sociale, les Béatitudes proclamées par le Christ résonnent comme une provocation douce mais radicale : « Heureux les pauvres de cœur » , « heureux les doux », « heureux ceux qui pleurent… »

« Heureux » : Jésus ne nie pas le désir de bonheur inscrit au plus profond du cœur humain. Au contraire, il vient l’éclairer et le purifier. Les Béatitudes ne sont pas un idéal inaccessible ni un lot de consolation pour les perdants ; elles sont une révélation du cœur même de Dieu et du chemin qui conduit à la vraie vie. Le bonheur selon le Christ ne se confond pas avec l’absence d’épreuves, mais avec une relation vivante avec Dieu, capable de transformer toute situation.

Être « pauvre de cœur », c’est reconnaître que tout est reçu ; que notre sécurité ultime ne repose ni sur nos possessions ni sur nos performances, mais sur la fidélité de Dieu. Être « doux » n’est pas être faible, mais refuser la violence pour choisir la force de l’amour. Pleurer, avoir faim et soif de justice, être persécuté… Derrière ces réalités humaines apparaît le visage de celui qui les a assumées et vécues en plénitude : le Christ. Oui, Jésus est par excellence le pauvre, le doux, le persécuté, celui qui remet tout entre les mains du Père.

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mode_edit Don François
date_range 1er février 2026