Secteur Amiens-centre, églises de la paroisse : St-Roch, St-Jacques, Cathédrale, Sacré-Cœur et St-Leu.
Paroisses Hebdo n°342
En ce quatrième dimanche de Pâques, l’Évangile nous conduit au cœur du mystère de notre salut. Jésus ne se présente pas seulement comme le Bon Pasteur ; il se déclare solennellement la Porte des brebis : « Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage » (Jn 10,9). Celui qui veut entrer dans l’enclos – c’est-à-dire dans la vie avec Dieu, celui qui veut être sauvé – doit passer par Lui seul. Jésus ne propose pas une voie parmi d’autres ; Il est la Porte. Hors de Lui, point de pâturage véritable, point de vie en abondance. Il est venu « pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance » (Jn 10,10).
Cette affirmation radicale de l’Évangile rejoint notre semaine missionnaire. Pourquoi la mission ? Pourquoi faut-il annoncer le Christ ? Parce qu’Il est la Porte pour entrer dans la vie véritable, pour recevoir le salut. On comprend mieux l’insistance de l’Eglise sur la nécessité du baptême enracinée dans l’affirmation du Christ : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » (Jn 3,5).
Ainsi, au numéro 1257 du Catéchisme, nous lisons :« L’Église ne connaît pas d’autre moyen que le baptême pour assurer l’entrée dans la béatitude éternelle ; c’est pourquoi elle se garde bien de négliger la mission qu’elle a reçue du Seigneur de faire baptiser tous ceux qui peuvent être baptisés. » La nécessité de la mission est ici clairement affirmée. Se pose alors une question, tous ceux qui n’ont pas reçu le baptême sont-ils perdus ? Le catéchisme distingue quatre cas s’appuyant sur la certitude que si « Dieu a lié le salut au sacrement du Baptême, mais il n’est pas lui-même lié à ses sacrements » :
• Le baptême de sang (1258) : ceux qui sont morts pour le Christ, les martyrs, même non baptisés sacramentalement sont associés au Christ.
• Le baptême de désir (1258-1259) : le désir explicite de recevoir ce sacrement assure le salut qu’on n’a pu recevoir par le sacrement.
• Le numéro 1260 étend cette possibilité aux « personnes [qui] auraient désiré explicitement le Baptême si elles en avaient connu la nécessité »
• Enfin, les enfants morts sans baptême, sont confiés à la miséricorde de Dieu et à la tendresse de Jésus envers les enfants, qui lui a fait dire : "Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas " (Mc 10, 14) (1261)
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Paroisses Hebdo n°341
La Semaine missionnaire du 19 au 26 avril ne l'est pas d'abord par son programme, mais par l'esprit dans lequel elle nous appelle à entrer, en écho direct à la lettre pastorale de notre évêque : La moisson est abondante. Mgr Le Stang nous le rappelle : cette affirmation de Jésus n'est ni au passé, ni au futur. « C'est aujourd'hui que le cœur de beaucoup est ouvert au don de Dieu, à la rencontre du Christ Sauveur, au désir de se donner pour le bien de tous».
Malgré nos fragilités, malgré le petit nombre, le monde attend un témoignage, souvent plus discrètement que nous ne l'imaginons. Cette semaine est missionnaire parce qu'elle nous appelle à sortir de l'entre-soi: les reliques de sainte Thérèse traversent nos paroisses (et souhaitons-le, les chrétiens avec elles !) ; la prière déborde des lieux habituels ; des temps sont proposés à des personnes très diverses; des gestes visibles comme les processions, les veillées ou les rencontres rejoignent largement ceux qui ne viennent pas habituellement à l'église.
Elle est missionnaire aussi parce qu'elle commence par l'essentiel : la prière et la confiance. « Priez le maître de la moisson », dit Jésus. Avant toute action, nous reconnaissons que la mission nous dépasse et que le Seigneur agit déjà. La mission n'est pas réservée à quelques-uns. La lettre pastorale l'affirme clairement : l'Église, ce sont tous les baptisés. Cette semaine est l'occasion de le vivre concrètement, chacun à sa mesure.
Être missionnaire, ça peut être très simple. Se former à la mission en participant aux conférences. Inviter quelqu'un à un temps de la semaine : une messe, une veillée, une procession, un témoignage, ou tout simplement aux événements, conviviaux et non explicitement religieux, comme par exemple le repas et la course du samedi. Venir avec quelqu'un, au lieu de venir seul. Prier pour les missionnaires à l'exemple de sainte Thérèse, ou pour une personne qu'on aimerait confier au Seigneur. Oser une parole, expliquer pourquoi on participe, pourquoi on croit. Distribuer un tract ou proposer une affiche à un commerçant. Accueillir avec attention ceux qui arrivent, parfois intimidés ou peu habitués.
Sainte Thérèse nous apprend que la mission passe par de petits actes faits avec amour. Il ne s'agit pas de «réussir» une mission, mais d'entrer dans une attitude : proximité, hospitalité, compassion, trois mots clés de la lettre pastorale. Osons vivre cette semaine comme des disciples-missionnaires, simplement, joyeusement, ensemble. Pas besoin de diplômes : tout baptisé est légitime au témoignage.
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Paroisses Hebdo n°340
Le Christ ne cesse de nous dérouter. Les apôtres attendaient qu’il instaure un royaume temporel et se heurtent au scandale de la Croix. Devant le tombeau vide, c’est à nouveau l’incompréhension. Marie-Madeleine y exprime son désarroi : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. »
Pourtant, lors de sa première apparition aux disciples après sa résurrection, le Christ leur rappelle que tout cela était annoncé : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : il fallait que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes » (Luc 24, 44). Lui qui est la Vérité n’a jamais trompé. C’est bien ce chemin qu’il devait emprunter pour instaurer son règne et aller vers son Père.
La Résurrection est l’accomplissement plissement de tout ce qu’il a vécu pendant sa Passion. Elle en est la victoire : victoire de la vie sur la mort et sur tout ce qui mène à la mort. Le Christ a vécu tout cela pour nous, afin de nous ouvrir un chemin qui mène au Père, devenu notre Père. Avec lui, nous pouvons connaître la victoire sur le péché, entrer dans la confiance et vivre la loi de la charité.
Nous ressemblons souvent aux premiers disciples. Nous attendons un royaume qui s’imposerait au monde, un Dieu qui supprimerait tout ce qui nous gêne, oubliant que la victoire obtenue par le Christ n’a pas consisté à éviter les épreuves, mais à les embrasser pour y mettre le poids de l’amour. Cette victoire peut devenir la nôtre.
En ces jours saints, choisissons de lui faire confiance. Il sait quel est le meilleur chemin pour nous : par sa Parole, par sa Croix et par sa Résurrection, il nous donne part à sa Vie.
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