Paroisse Saint-Jean Baptiste

Secteur Amiens-centre, églises de la paroisse : St-Roch, St-Jacques, Cathédrale, Sacré-Cœur et St-Leu.


Paroisses Hebdo n°330

Don Antonin

Par le motu proprio « Aperuit Illis », publié le 30 septembre 2019, le pape François instituait “le dimanche de la Parole de Dieu”, célébré chaque année le 3ème dimanche du Temps Ordinaire. Ce dimanche vient conclure la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Nous y sommes !

Le dialogue entre chrétiens semble créer moins d’engouement qu’il y a quelques années, de façon plus générale, le dialogue ne semble plus être l’une des grandes passions de la société, le temps semblerait plutôt à l’affirmation, parfois crispée, des identités.

Il y a dans cette opposition entre dialogue et identité, ou entre “personnes ouvertes” et “personnes fermées”, ou encore entre “ouverture” et “repli” une opposition artificielle. A de nombreuses reprises, les papes, et notamment le pape François, ont insisté sur le lien qui unit l’identité et le dialogue. A titre d’exemple, il déclarait en 2020, au numéro 143 de l’encyclique Fratelli Tutti : “La solution ne réside pas dans une ouverture qui renonce à son trésor propre. Tout comme il n’est pas de dialogue avec l’autre sans une identité personnelle, de même il n’y a d’ouverture entre les peuples qu’à partir de l’amour de sa terre, de son peuple, de ses traits culturels. Je ne rencontre pas l’autre si je ne possède pas un substrat dans lequel je suis ancré et enraciné, car c’est de là que je peux accueillir le don de l’autre et lui offrir quelque chose d’authentique. Il n’est possible d’accueillir celui qui est différent et de recevoir son apport original que dans la mesure où je suis ancré dans mon peuple, avec sa culture.”

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date_range25 janvier 2025

Paroisses Hebdo n°329

Don Antoine

Jean le Baptiste, fils de Zacharie, appartient au sacerdoce de l’Ancienne Alliance. Il est prêtre selon la Loi, mais renonce au service cultuel du Temple pour répondre à l’appel prophétique que l’Écriture nous rapporte. Ce renoncement n’est pas une rupture, mais une ouverture : il devient figure annonciatrice du sacerdoce du Nouveau Testament. Ce n’est pas un hasard si, chaque jour à la messe, le prêtre reprend la parole du Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu ». Le rôle du prêtre n’est ni d’attirer, ni de retenir, ni de séduire. Il montre. Il désigne. Toute sa mission tient dans ce geste. Il ne s’interpose pas entre Dieu et son peuple, il oriente vers Celui qui sauve. Il conduit l’assemblée vers le Christ ressuscité. C’est là l’un des sens, souvent mal compris, de la célébration eucharistique ad orientem : le prêtre ne tourne pas le dos au peuple, il se tourne avec lui vers le Seigneur qui vient.

Une autre parole du Baptiste exprime la nature même du sacerdoce catholique : « Il faut qu’il grandisse et que je diminue ». Le prêtre n’est pas un écran, mais une vitre, la plus transparente possible. Il est signe et médiation d’une présence qui le dépasse infiniment.

« Heureux les invités aux noces de l’Agneau ». Jean se définit comme « l’ami de l’Époux ». L’image est biblique. L’Époux est Dieu lui-même, venu conclure l’Alliance avec son peuple. Le prêtre n’est ni l’Époux, ni le propriétaire de l’Église. Il est l’ami qui prépare la rencontre et s’efface lorsque l’Époux est présent.

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date_range18 janvier 2026

Paroisses Hebdo n°328

Don Régis

Ce n’est pas une question existentielle, et pourtant beaucoup se la posent chaque année : à partir de quelle date peut-on retirer la crèche ? À peine les fêtes passées, certains rangent rapidement santons et décorations, tandis que d’autres prolongent volontiers la contemplation de la Nativité. Derrière ce geste apparemment anodin se cache une tradition riche de sens.

Autrefois, l’usage voulait que l’on retirât la crèche après le 2 février, soit quarante jours après Noël. Cette date correspond à la fête de la Présentation du Seigneur au Temple, appelée aussi la Chandeleur. Elle marquait alors la fin du temps liturgique de Noël. Le cycle de la Nativité s’achevait avec cette rencontre entre l’Enfant Jésus et son peuple, représenté par Syméon et Anne, qui le reconnaissent comme la lumière destinée à éclairer toutes les nations.

La réforme liturgique issue du concile Vatican II a fait évoluer le calendrier. Désormais, le temps de Noël se conclut avec la fête du Baptême du Seigneur, que nous célébrons ce dimanche. Cet événement manifeste l’entrée de Jésus dans sa vie publique et révèle son identité de Fils bien-aimé du Père. D’un point de vue liturgique, il est donc juste de retirer la crèche de nos maisons à partir de cette date, puisque le mystère de Noël trouve alors son accomplissement.

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date_range11 janvier 2026

Paroisses Hebdo n°282

Don François

L’Évangile de l’Épiphanie met sous nos yeux le mauvais roi, Hérode, regardant l’étoile depuis son balcon sans se mettre en route vers Bethléem. Les bons rois, les mages, prennent quant à eux le risque de suivre cette étoile. Hérode était ébloui par sa propre lumière, il regardait l’étoile alors qu’au fond de son cœur, les ténèbres persistaient. Il n’a pas fait entrer cette lueur dans son cœur par peur de perdre son trône, par peur de ne plus être le premier, de ne plus être celui qu’on regarde et qu’on admire.

Et qu’en est-il de nous ? Ne nous arrive-t-il pas d’avoir peur de perdre le contrôle de notre vie, de ne vouloir dépendre de personne, de vouloir être notre propre roi ? La lumière de la foi indique une autre direction pour notre vie ; cette même direction que les rois mages ont empruntée. A l’aube de cette nouvelle année, nous savons que les contrariétés et les difficultés seront là, mais avons-nous la lumière de la foi qui donne un sens à notre existence ?

Vivre dans les ténèbres fait peur et c’est bien normal, car nous sommes faits pour la lumière de Dieu. Accueillir Jésus dans notre vie, c’est accueillir la lumière de la foi qui nous donne la paix. Cette lumière intérieure donne également la joie ; celle que nous avons reçue à Noël : la joie d’être sauvés, d’être rachetés. Il n’y a pas de joie plus durable. Contrairement aux cadeaux qui se démodent ou se cassent avec le temps, cette lumière, ce don de la foi, ne disparaît pas.

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date_range 4 janvier 2026