Secteur Amiens-centre, églises de la paroisse : St-Roch, St-Jacques, Cathédrale, Sacré-Cœur et St-Leu.
Paroisses Hebdo n°336
Pendant le temps du Carême, nous sommes appelés à intensifier le combat spirituel contre le tentateur qui cherche à nous éloigner de Dieu. Chaque jour, dans la prière du Notre Père, nous demandons d’être délivrés du Mal, de tout ce qui empêche le Nom de Dieu d’être sanctifié et retarde l’avènement de son Règne.
Les scrutins que les futurs baptisés vivront pendant la messe à partir de ce dimanche s’inscrivent dans cette perspective. L’Église demande pour eux la force du Seigneur afin qu’ils puissent résister au péché, à Satan et à toute forme de mal. Mais ce combat ne concerne pas seulement notre vie intérieure. Il traverse aussi les réalités de notre monde. Les évènements récents nous rappellent combien il doit être mené sans relâche, avec les armes que le Christ nous a données : la prière, le jeûne et la charité.
Dans notre pays, le vote récent des députés en faveur de l’euthanasie en est une illustration. Face à des situations de grande souffrance, nous comprenons la détresse et les interrogations qui peuvent habiter les personnes malades et leurs proches. Pourtant, la réponse qui consiste à donner la mort modifie en profondeur notre regard sur la vie humaine. Elle introduit l’idée que certaines existences pourraient perdre leur valeur, devenir trop lourdes ou inutiles. Elle transforme aussi la mission de la médecine, appelée depuis toujours à soigner, soulager, accompagner, en un pouvoir de mettre fin à la vie. Elle fragilise enfin le lien de confiance entre soignants, patients et familles.
Dans le monde également, les conflits armés qui déchirent de nombreuses régions manifestent combien la violence et la loi du plus fort continuent de marquer l’histoire humaine. Face à ces réalités, rappelons-nous que nous pouvons, à notre mesure, faire reculer le mal. Ce que nous demandons au Seigneur, ce que nous lui offrons dans le secret, peut porter un fruit bien plus grand que nous ne l’imaginons lorsque nous l’unissons au Christ, vainqueur du péché et de a mort.
Le temps du Carême est un temps favorable pour travailler à faire advenir le Règne de Dieu.
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Paroisses Hebdo n°335
Chaque année, le Pape adresse un Message pour le carême qui comporte de riches conseils pour ce temps de grâce. Le premier texte du nouveau souverain pontife était particulièrement attendu. Après avoir souligné l’importance de l’écoute de la Parole de Dieu, Léon XIV ajoute : « Je voudrais vous inviter à une forme d’abstention très concrète, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix. »
Le Carême est un temps favorable pour apprendre le silence habité, celui qui écoute avant de répondre, celui qui cherche à comprendre avant de condamner. Jeûner de paroles mauvaises, c’est choisir d’encourager plutôt que de décourager, de bénir plutôt que de médire, de consoler plutôt que de blesser.
Ce jeûne-là purifie les relations, restaure la confiance et rend visible la douceur du Christ. En maîtrisant notre langue, nous laissons davantage de place à l’Esprit Saint pour agir en nous.
Après la Transfiguration, Jésus demande à Pierre, Jacques et Jean de « ne parler à personne » de la vision qu’ils ont eue. À plus forte raison devrions nous tenir notre langue si c’est pour dire du mal ! Pour nous en convaincre, nous pouvons par exemple relire le chapitre trois de la Lettre de Saint Jacques : celui qui maîtrise sa langue maîtrise son corps tout entier.
Demandons au Seigneur la grâce d’un cœur pacifié et d’une parole ajustée, afin que notre jeûne porte du fruit et que notre Église et nos familles deviennent toujours davantage des lieux de paix et de communion.
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