Invitation
Octave du Christ Roi
Nous nous fêtons aujourd'hui la solennité du Christ Roi de l'univers.
Prière pour l'Octave de sa Royauté.
Christ, Roi de l'univers
Ce dimanche, nous célébrons la fête du Christ-Roi. Un bon mois avant la fin de l’année civile, c’est la fin de notre année liturgique, notre année avec Jésus. Ce grand cycle qui commence le premier dimanche de l’Avent (dimanche prochain) nous fait parcourir au fil des semaines toutes les étapes de la vie de Jésus : sa naissance, son enfance, les épisodes de sa vie publique, et surtout sa passion, sa mort et sa résurrection, que nous célébrons à Pâques mais aussi chaque dimanche.
A la messe, nous remarquons ces étapes grâce aux différentes couleurs des ornements des prêtres : le violet pour les temps d’attente et de pénitence (l’Avent et le Carême), mais aussi pour le deuil, le blanc pour les temps de fête (Noël, Pâques) et lorsque l’on fait mémoire des saints, le rouge, symbole du sang versé et de l’amour, pour la célébration de la Passion du Christ, de l’Esprit-Saint (Pentecôte) et des martyrs, le vert pour le temps ordinaire, et même le rose, au milieu de l’Avent et du Carême.
Ce cycle nous invite à réfléchir à la manière dont nous faisons entrer le Christ dans le temps de notre vie. Quand on est chrétien pratiquant depuis longtemps, ou simplement habitué à la messe lors des grandes fêtes, on peut se dire : c’est chaque année la même chose ! En réalité, la répétition de ce cycle nous invite à nous unir toujours plus au salut offert par le Christ et nous rappelle qu’il est sans cesse à nos côtés.
C’est un peu comme un tirebouchon dont chaque tour nous fait avancer un peu plus dans la ressemblance avec Jésus. Chaque année, nous revivons les étapes de sa vie de manière nouvelle, selon les circonstances, les joies, les peines et les espérances qui sont les nôtres.
En ce dimanche, nous pouvons faire le bilan de ce qu’a été notre année avec Jésus. Ce sera un motif d’action de grâce, mais aussi l’occasion de demander pardon et de rencontrer la miséricorde de Dieu.
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33 ième dimanche du temps ordinaire
Chers frères et sœurs, Chers amis,
Le 22 Août dernier, le pape François prenait une initiative singulière en écrivant une « Lettre au peuple de Dieu. » Dans cette lettre, il aborde les questions douloureuses des « abus sexuels , abus de pouvoir et de conscience » auxquels l’Eglise est confrontée depuis des décennies. C’est l’affaire de tout le peuple de Dieu, déclare-t-il, de l’ensemble de la communauté ecclésiale et de chacun personnellement. Le Pape invite tous les baptisés à la conversion, « afin que grandisse parmi nous le don de la compassion, de la justice de la prévention et de la réparation ». Je vous demande de lire cette lettre avec attention.
Depuis quelques années déjà, l’Eglise qui est en France comme notre diocèse accentuent les efforts et les décisions pour écouter en profondeur les victimes et leur exprimer notre compassion, progresser dans le travail de justice et de vérité nécessaire, faire en sorte que de tels abus ne se reproduisent plus.
Dans ce processus de clarification, de conversion, et de purification, les évêques de France viennent de décider une nouvelle étape importante : la mise en place d’une commission indépendante pour faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Eglise catholique depuis 1950, pour comprendre les raisons qui ont favorisé la manière dont ont été traitées ces affaires et pour faire des préconisations. Dans le même temps, ils ont décidé d’initier des processus de mémoire, de compréhension, de justice et de révention, en y travaillant avec des victimes. Parce que nous le devons aux victimes, parce que nous le devons au Seigneur, parce que ce travail nous dispose de manière renouvelée à la grâce de l’Esprit Saint et à la créativité missionnaire, n’ayons pas peur d’aller jusqu’où il doit nous mener.
Lors de l’assemblée diocésaine des prêtres du 25 septembre dernier, un temps d’échange dense et profond a eu lieu sur la « Lettre au peuple de Dieu ». Les prêtres du diocèse ont réaffirmé leur volonté d’avancer tous ensemble dans la direction indiquée par le Pape. Riche d’un travail en conseil épiscopal et de nombreux échanges, j’ai pris trois décisions que je vous partage :
1/ Une session de formation sera organisée dans le premier semestre 2019 à l’intention des prêtres , diacres et laïcs en responsabilité auprès des jeunes. Autour de la question des abus sexuels , elle nous aidera à réfléchir sur nos attitudes éducatives, sur la manière de repérer quand cela est possible le mal être de certains jeunes , et à mieux connaitre les procédures possibles d’accompagnement.
2/ En écho à l’appel répété du pape François « au jeûne et à la prière », je demande que dans toutes les paroisses du diocèse un chemin de croix présidé par le curé soit proposé à l’ensemble des fidèles tous les vendredis du temps de carême de l’année à venir. Cette démarche a un triple objectif : exprimer notre profonde compassion pour les victimes des abus sexuels et demander pardon pour notre péché, demander la grâce d’un travail de vérité approfondi sur nos attitudes cléricalismes, et celle d’une conversion déterminée, accueillir la grâce et le souffle d’une énergie pastorale renouvelée.
3/ Le jeudi suivant le mercredi des cendres, le 7 mars prochain, les prêtres et les diacres du diocèse vivront leur traditionnel temps de rencontre sous la forme d’un pélérinage sur la tombe du père Hamel. Ce sera l’occasion, auprès de ce prêtre apparemment ordinaire mais si fidèle et qui adonné sa vie à cause de Jésus, de nous laisser renouveler dans la grâce de notre ministère aujourd’hui.
Bien sûr, nous ne pouvons pas en rester là. Le Pape nous invite à un travail de fond. L’orientation prioritaire « de la fraternité missionnaire » donnée dans ma lettre pastorale post-synodale « A Dieu tout est possible » nous y aidera. Creusons sa densité théologique, spirituelle et pastorale. Contemplons longuement le Christ qui s’est fait notre frère jusque dans la mort. Dans cette fraternité rédemptrice, nous n’aurons jamais fini de redécouvrir la puissance baptismale qui naît de notre filiation et de nous rendre disponible à l’Eglise fraternité que l’Esprit du Seigneur veut construire aujourd’hui comme signe du salut au cœur de notre diocèse.
C’est le cadeau que nous pouvons faire au monde qui sait de moins en moins ce que fraternité veut dire, c’est le témoignage que nous pouvons rendre au Seigneur de la Vie. Revisiter toutes nos pratiques et projets à la lumière de cette fraternité missionnaire ne sera pas sans conséquences pastorales pratiques. Cela nous aidera, avec nos communautés, à rejeter toute tentation de cléricalisme. Bien plus, cela nous rendra profondément missionnaires.
En ce jour où nous fêtons Saint Martin qui dans l’attention au plus pauvre fit l’expérience de la visite de son Seigneur, alors que nous faisons mémoire de l’armistice signé il y a 100 ans, événement qui nous remet devant le défi de la paix et de l’espérance pour tous, je vous redis ma joie profonde de servir avec vous à l’annonce de l’Evangile dans cette terre de Somme.
Avec ma prière.
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Invitation
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32 ième dimanche du temps ordinaire
Chers amis, il y a plus de 1500 ans, la ville d’Amiens fut le témoin d’un évènement minime en apparence, mais qui la rendit célèbre dans toute la chrétienté. Pendant le très rigoureux hiver 338, un jeune légionnaire romain entrait un jour dans la cité par la Grande Porte, lorsqu’il rencontra un pauvre presque nu qui était repoussé par tous les passants.
Pris de compassion, Martin s’empressa de couper sa chlamyde à l’aide de son épée, et d’en donner une partie au mendiant.
Né en Roumanie, vers 320, fils de vétéran, contraint de s’enrôler sous les aigles romaines, il avait choisi la cavalerie palatine. Dès l’âge de dix ans, à l’encontre de ses parents, il était devenu catéchumène. Dans la nuit qui suivit son acte généreux, le Seigneur lui apparut, recouvert de la partie du manteau qu’il avait donnée au mendiant, et il dit aux anges qui l’entouraient : « Martin, bien que catéchumène, m’a revêtu de cet habit. »
Il fut ensuite baptisé à Amiens, à l’âge de dix-huit ans, ville où il resta pendant la plus grande partie de son service militaire. La charité de saint Martin à la porte d’Amiens eut un immense retentissement dans les masses populaires. Son zèle missionnaire suscita par la suite de très nombreuses conversions par toute la Gaule, mais aussi en Belgique.
Le Diocèse d’Amiens comprend à lui seul cent soixante églises qui l’ont choisi comme saint patron. Notre ville lui a voué un culte tout particulier jusqu’à ce jour : vous trouverez dans la cathédrale un bas-relief assez peu connu qui est le rappel moderne de cette dévotion.
Soyons fidèles au geste fraternel de Saint Martin car, en révélant le Christ, il fut à l’origine d’un mouvement extraordinaire d’évangélisation.
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31 ième dimanche du temps ordinaire
Dimanche prochain, notre pays commémorera, la date de la signature de l’armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale en 1918. Ce jour-là, elle rendra hommage à tous nos soldats morts pour la France.
Et si la date du 11 novembre nous est bien connue, c’est qu‘elle n’a pas été posée par hasard par le Maréchal Foch : ce grand chrétien a, en effet, voulu confier la paix nouvelle à celui qui fut l’évangélisateur de la Gaule : Saint Martin de Tours, dit aussi Martin le miséricordieux.
Qui donc est ce Martin que nous fêtons le 11 novembre, et dont vos prêtres sont placés sous son patronage ?
Nombreux sont les Samariens qui ont à l’esprit, l’image de cet officier romain partageant son manteau en deux pour revêtir un mendiant frigorifié aux portes d’Amiens. Mais on oublie parfois que ce saint ne fut pas seulement un officier catéchumène, mais aussi un ermite, un fondateur d’abbaye, un évangélisateur infatigable, un évêque, un apôtre de l’Eglise.
Et si l’image évoquée est connue sous le titre de la charité d’Amiens, l’Histoire retient encore deux autres épisodes qui traceront les vastes perspectives de la « charité martinienne ».
Avec cette première charité qui marque déjà ce que le Concile Vatican II appellera plus tard « l’option préférentielle pour les pauvres », on retiendra aussi les images de la « charité Eucharistique » de Tours, et celle « de la charité fraternelle » de Candes, qui sont encore des manifestations de l’amour du Christ, qui s’offre dans les sacrements et dans la vie de l’Eglise : « c’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’on vous reconnaitra pour mes disciples » Jean 13, 25.
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