3 ième dimanche du temps ordinaire
Dimanche dernier, nos paroisses ont vécu un beau moment de fraternité à l’occasion de l’échange des vœux. Pas d’organisation compliquée, pas de concept très original, seulement la présence de tous, réunis en famille autour du Seigneur. La joie qui se lisait sur tous les visages fut le meilleur témoignage de la présence de Dieu parmi nous.
Faire mémoire de cet événement est une action de grâce nécessaire. Alors que souvent nous portons un regard sombre sur la réalité, et parfois sur l’Eglise, il est important de savoir nous arrêter et reconnaître les belles choses, les beaux moments que Dieu nous donne de vivre.
Le Pape François nous encourage souvent à cela : faire mémoire de ce que Dieu a fait pour nous, reconnaître son passage dans notre vie, à tel ou tel moment, ou dans la vie de nos groupes humains. Il ne s’agit pas de rester tourné vers le passé, de se dire : « Ah, c’était bien hier, mieux qu’aujourd’hui ».
Il s’agit de nous appuyer sur les belles choses que nous vivons pour regarder l’avenir avec espérance et pour avancer, malgré les inévitables difficultés. Ce que le Seigneur a fait pour nous, ce que le Seigneur a pu faire à travers nous, à travers notre action, malgré toutes nos limites, nous montre ce dont il est capable dans l’avenir. Nous pouvons compter sur lui, il ne nous abandonne pas.
L’expérience que nous avons faite de la joie de vivre en communauté résonne aussi avec la lettre de saint Paul que nous lisons ce dimanche. Prenant l’image du corps humain, il montre que dans l’Eglise, chacun est différent, mais chacun est nécessaire.
Et nous, comment mettons-nous ce que nous sommes au service de ce Corps qu’est la communauté chrétienne ?
Demandons à l’Esprit-Saint de nous éclairer et n’hésitons pas à nous manifester aux prêtres de la paroisse !
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Invitation
Messe à 7h00 dans la Chapelle axiale.
2 ième dimanche du temps ordinaire
Chaque génération reçoit la charge d’un héritage qui la dépasse. La cathédrale NotreDame d’Amiens nous a été léguée pour être conservée, protégée puis transmise à la génération montante.
A l’occasion de ses 800 ans, Notre-Dame d’Amiens nous interroge : qu’avez-vous fait de moi ? Qui suis-je pour vous ? Qui pénétrera mon mystère et ma grâce ? Cet anniversaire nous pousse à réfléchir à la finalité de la construction et de l’usage de cet édifice. Quel en était le projet fondateur ? Sommes-nous encore fidèles à sa vocation spirituelle ?
Nous en sommes convaincus, Notre-Dame, admirable vaisseau, est avant tout l’écrin des mystères sacrés, l’instrument merveilleux d’une révélation divine, une parole vivante. En elle le Verbe s’est fait pierre. Ici, on perçoit la présence de Celui sans qui rien ne fut et par qui tout existe. C’est la maison de Dieu. Tout nous parle de son amour, de sa puissance, de son projet pour sauver l’homme, de l’Église qu’il a voulue à cette fin.
Ce sanctuaire, érigé à sa gloire, est avant tout le lieu de la rencontre avec ce Dieu qui a parlé aux hommes, ce Dieu qui s’est rendu visible, ce Dieu qui s’est fait l’un de nous. La verticalité oriente notre regard vers le Ciel qui, par Jésus Christ, unique médiateur entre Dieu et les hommes, est à nouveau accessible. L’horizontalité est le lieu de la rencontre des hommes entre eux dans la communion des élus.
Le Christ, par sa croix, a réconcilié l’humanité. Et par le baptême, devenus fils et filles du Père, nous sommes introduits dans le sein de la famille de Dieu. Notre cathédrale, espace si vaste, signifie cette immense fraternité des sauvés. Elle est le bercail des brebis, le havre sûr, le refuge où chacun peut trouver la douceur d’une consolation, la force d’un nouvel élan, une lumière sur le chemin de son existence.
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Invitation
Echange des vœux autour d'une bonne galère des rois et d'une bolée de cidre.
Au programme :
Baptême du Seigneur
Nous célébrons ce dimanche le baptême du Christ. Mais attention, il y a baptême et baptême ! Celui du Christ n’est pas identique à celui que nous avons pu recevoir il y a quelques années, même s’il l’annonce déjà.
Jésus n’a en effet pas besoin d’être sanctifié. Il vient recevoir le baptême de Jean (qui était une démarche de conversion proposée aux juifs) non pour être purifié de péchés, car Il est saint, mais pour s’associer à son peuple, se joindre aux pécheurs que nous sommes en se faisant l’un des nous, et en prenant sur Lui nos péchés !
Mais l’eau ne signifie pas seulement la purification. Dans l’Ancien Testament, elle est aussi liée à la Pâque, au passage par la mort vers la vie : la libération des Hébreux par le passage de la mer Rouge (Exode 14) en est un bon exemple.
Le baptême reçu par Jésus prend alors tout son sens : il préfigure l’heure de la croix où, par amour pour nous et dans la confiance en son Père, Jésus sera plongé dans les eaux de la mort pour s’en relever et nous appeler à la Vie.
Enfin, Jésus ne devient pas Fils du Père au jour de ce baptême (comme c’est le cas pour chacun de nous). Mais c’est ce jour-là qu’est manifestée à toute l’humanité, cette filiation éternelle : « Tu es mon Fils bien aimé ».
Grâce à sa passion et à sa résurrection, déjà préfigurées par ce baptême reçu des mains de Jean-Baptiste, Jésus nous a donné la possibilité de devenir à notre tour enfants de Dieu, frères et sœurs de Jésus-Christ. Ce don est en même temps une vocation, puisqu’il oriente notre vie, notre conduite et nous donne une mission.
Que la fête d’aujourd’hui nous aide ainsi à en reprendre conscience, dans l’action de grâce et la confiance ! Et que nous puissions tous nous retrouver dans ce même esprit de famille, le dimanche 20 janvier à Saint Roch, pour vivre de cette fraternité missionnaire !
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Epiphanie du Seigneur
En ce début d’année, nous échangeons des vœux de bonheur. C’est un beau moment qui, s’il est vécu dans la vérité, nous permet de bénir ceux qui nous entourent. Bénir, c’est-à-dire dire du bien, souhaiter du bien.
Vivons cet échange de vœux du fond du cœur. Nous ressemblons ainsi à Dieu. Lui ne cesse de nous bénir, de dire du bien, penser du bien de nous, nous vouloir du bien : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce. » (Livre des Nombres)
Lorsque Dieu dit du bien, il le fait. Il ne nous promet pas une réussite tombée du ciel, une santé inaltérable, un ciel sans nuage. Il nous promet que, dans tout ce que nous traverserons cette année, en joie comme en peine, il sera à notre côté, nous donnera sa force pour lui rester fidèles, gardera nos pas, nous soutiendra et nous consolera.
En son fils Jésus Christ, il s’est fait définitivement proche de nous. C’est lui, Jésus, qui est la grande bénédiction de Dieu. Le bonheur que nous souhaitons pour cette année n’est donc pas dû au hasard, au destin, à la chance qui nous sourit, à je ne sais quelle conjonction des astres. Il vient de la bénédiction de Dieu.
Il vient aussi des choix concrets que nous faisons. Si Dieu ne cesse de nous combler de sa bénédiction, c’est souvent nous qui sommes fermés. L’évangile de la fête de l’Epiphanie finit sur ces mots : après avoir rencontré Jésus, les Mages partirent « par un autre chemin ».
Puisse ce début d’année être pour nous l’occasion de nous détourner de nos impasses ou de nos chemins de mort, pour suivre le Christ sur le chemin de la vie.
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