Dimanche de la Divine Miséricorde
Affluence record, célébrations magnifiques, temps radieux..., nous avons eu une Semaine Sainte exceptionnelle. Sous le choc de l’incendie de Notre Dame de Paris, le vieux cœur chrétien assoupi a paru se réveiller. Le chemin de croix des paroisses d’Amiens a transformé le quartier Saint Leu en petite Jérusalem.
Serpentant dans le dédale des ruelles étroites et des escaliers, nous étions sur la Via Dolorosa. La croix était dans la rue, dressée à la vue de tous, portée par l’évêque et les prêtres de la ville. Voici le bois de la Croix qui a porté le Salut du monde. Venez adorons !
Voici l’évêque et les prêtres, appelés parmi les pécheurs et consacrés par Jésus-Christ pour être avec Lui sur la Croix. Si je ne te lave pas, dit Jésus à Pierre à la Cène, tu n’auras pas de part avec moi. Voici l’évêque et les prêtres qui se placent sous le côté ouvert du Seigneur d’où jaillissent le sang expiatoire et l’eau purificatrice.
Voici les fidèles de Jésus-Christ qui lèvent les yeux vers Celui qu’ils ont transpercé. « Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché. Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ. » Voici la Croix victorieuse de l’Amour jusqu’à l’extrême, voici notre Espérance et notre Foi.
Voici le peuple des pauvres de cœur et des affamés de justice, voici les doux qui pleurent, les affamés, les assoiffés de justice, voici les cœurs purs et miséricordieux, voici les artisans de paix, les persécutés et les insultés pour ton Royaume, voici le petit peuple de Dieu en marche, voici le sel de la terre et la lumière du monde.
Voici le peuple des sauvés, voici la fraternité des témoins du Crucifié-Ressuscité. Voici l’Église de Jésus-Christ, voici l’épouse qu’il s’est acquise définitivement se livrant pour elle par amour, la rendant resplendissante, sans tache, ni ride, sainte et immaculée. Oui, je t’aime ô mon Église, et je crois en Toi qui es bâtie sur le Roc. Les portes de l’Hadès ne prévaudront jamais contre Toi.
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Dimanche de la Réssurection
C’est l’immense cri de joie, d’allégresse qui éclate dans la nuit de Pâques ! Ce chant de victoire et de louange prend la place des cris de douleurs du vendredi saint, des larmes du calvaire.
Le Christ est ressuscité, Il a terrassé le mal et vaincu la mort. Les portes du Ciel s’ouvrent à nouveau, le pardon est offert pour nos péchés, nous voilà tous appelés à la Vie. La rédemption des l’hommes est réalisée car en offrant sa vie, Jésus nous a sauvés. Sa résurrection proclame et rend visible ce salut et sa victoire.
Pour autant le mal n’a pas disparu ! Beaucoup d’entre nous peuvent traverser telle ou telle épreuve : l’annonce d’une maladie, des difficultés dans un couple, la perte d’un emploi, des inquiétudes pour un enfant... sans parler de nos combats intérieurs, qui, bien souvent, ne cessent pas lors du carême !
Mais Jésus le sait, Il sait tout cela et c’est pour cette raison qu’Il est allé jusqu’au bout, pour porter toutes nos souffrances, pour entraîner ce mal dans sa mort, et le vaincre par sa résurrection. Pâques n’est pas une parenthèse pour « respirer » avant de « replonger » dans ce quotidien difficile.
Non, Pâques change tout. Pâques nous assure que ce mal n’aura pas le dernier mot. Qu’au cœur même de ces épreuves, le Seigneur vivant nous rejoint pour que nous puissions grandir, avancer, nous accomplir. Il veut même s’en servir, et donner à tout cela une mystérieuse mais réelle fécondité. Cette fécondité est la plus belle des victoires sur le mal. Une façon de le retourner. Ce qui devait alors nous détruire nous fait désormais grandir, et nous permet d’accueillir Jésus.
Alors, nous pouvons et devons, au cœur même de nos larmes, murmurer ou crier, chanter ou proclamer ce cri de victoire : Alléluia ! Ce chant fait reculer les ténèbres et trembler l’enfer : il rappelle au Mal, malgré sa puissance apparente encore aujourd’hui, qu’il a perdu... définitivement !
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Invitation
Dimanche des Rameaux et de la Passion
Nous entrons dans ce que la tradition chrétienne appelle la Semaine Sainte ou la « Grande semaine ». En effet, cette semaine est sainte et grande. C’est le sommet de notre année chrétienne, où nous vivons comme en concentré ce qui fait notre foi : le Christ est mort pour nos péchés. Il est ressuscité. Il nous a sauvés.
C’était le cœur de la prédication des premiers chrétiens, qui les a rendus capables de braver tous les dangers, de témoigner de leur foi dans la persécution et l’adversité, parfois jusqu’à donner leur vie. Aujourd’hui, être chrétien ne nous expose pas à donner notre vie, en tout cas en France. Pourtant, nous avons bien besoin de nous replonger dans ce qui fait notre espérance, face à l’usure du quotidien, les épreuves petites et grandes, et l’ambiance parfois éprouvante de la période que nous traversons, tant dans l’Eglise que dans la société française.
De la mort jaillit la vie, telle est la grande vérité que nous célébrons et que nous sommes appelés à vivre cette semaine. Ne craignons pas de consacrer du temps, un vrai temps, pour célébrer ce grand événement.
Forcément, cela nécessitera de faire des choix, de renoncer à d’autres activités sans doute très intéressantes. Soyons sûrs que cela vaut le coup : le Seigneur peut faire des merveilles lorsque nous le prenons au sérieux ! Quelques idées pour vivre une belle Semaine-sainte : quel menu choisirez-vous ?
Menu mini : Une belle confession – Rameaux – Messe du Jeudi Saint – Office de la Passion – Vigile pascale ou une messe le jour de Pâques
Menu medium : Une belle confession – Rameaux – Messe chrismale – Messe du Jeudi Saint – Office de la Passion – Vigile Pascale ou une messe le jour de Pâques
Maxi menu : Une belle confession – Rameaux – Messe chrismale – Messe du Jeudi Saint – Chemin de Croix - Office de la Passion – Vigile Pascale – Messe le jour de Pâques Bonus (peut se glisser dans n’importe quel menu) : Adoration au reposoir le jeudi soir ou le vendredi – Offices des ténèbres à la Cathédrale.
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Semaine Sainte
Rameaux :
Messe Chrismale :
Jeudi Saint (18 avril) :
Vendredi Saint (19 avril) :
Samedi Saint (20 avril) :
Dimanche de Pâques (21 avril) :
5 ième dimanche de Carême
Samedi 13 avril prochain, de 7h30 à 19h30, il sera possible de recevoir le sacrement de la réconciliation et de la pénitence. De nombreux prêtres se rendront disponibles pour vous recevoir, vous écouter, vous offrir le don de la Miséricorde. La messe de 9h sera présidée et prêchée par notre Evêque Mgr Olivier Leborgne, qui lui aussi offrira son temps au précieux ministère de la réconciliation. Comment nous y préparer ? Je vous propose une petite méthode toute simple, très utile, et qui permet de s’examiner sans se torturer !
Prenez un papier et un crayon, ou bien ouvrez un fichier (secret) sur votre ordi ou sur votre mobile. Le but est de pouvoir noter ce qui vous viendra dans votre prière, lors de votre examen de conscience ou au fil de vos journées, lorsqu’à la faveur de telle circonstances, ou d’une rencontre, un souvenir remontera à votre mémoire. Qu’allez-vous écrire ? Il y aura 4 points...
1/ J’écris d’abord les mercis que je veux adresser à Dieu au début de ma confession. Ils sont très importants, car ils me permettent de réaliser quand et comment Dieu est intervenu dans ma vie !
2/ Ensuite, je fais le tour de toutes les personnes qui m’ont blessé et à qui j’ai du mal à pardonner. Je ressens encore un peu de rancœur, d’amertume, de colère. J’ai peut-être envie de me venger, je pense qu’il me sera impossible de pardonner tellement c’est grave... Ce sont des blessures subies qui peuvent être si douloureuses qu’il est parfois impossible de les cicatriser sans l’aide de Dieu. Je note donc chaque prénom et le motif de ma difficulté à ardonner. Et au cours de ma confession, je peux demander de l’aide au Seigneur : avec Ta grâce Seigneur tout est possible.
3/ Puis, j’écris mes propres demandes de pardons. J’essaie de me souvenir de mes actes, de mes pensées, de mes paroles, de mes omissions. J’ose les dire clairement. Quelles étaient mes intentions ? Dans quelles circonstances qui ont pu atténuer ou aggraver ma responsabilité ? Je crois que la miséricorde infinie de Dieu absorbera tous mes péchés.
4/ Enfin, au nom de Jésus, et avec la grâce de Dieu, je choisis un point concret d’effort, ou je renonce à une attitude, des actes, une manière d’être qui ne correspond pas à Sa Volonté. Je veille à ce que mes progrès attendus soient réalisables et évaluables !
Bon courage !
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