6 ième Dimanche de Pâques
Il y a quelques jours, une religieuse a été assassinée en Centrafrique. Sœur Inès Nieves Sancho, d’origine franco-espagnole, de la congrégation des Filles de Jésus, fondée à Massac, dans le Tarn. Une religieuse âgée qui, comme beaucoup d’autres, a choisi de donner sa vie pour les plus pauvres, dans un pays lointain. Une petite sœur toute simple, au caractère bien trempé, qui faisait le bien sans faire de bruit.
Son assassinat ne semble pas avoir été commis en haine de la foi, mais il est comme le sceau d’une vie offerte pour les autres et pour Dieu, dans la discrétion. Ces derniers temps, de nombreuses personnes ont perdu la vie dans des conditions similaires. « Si quelqu’un m’aime », dit Jésus dans l’Evangile de ce dimanche. Oui, cela existe, des personnes qui aiment jusqu’au bout, à la suite de Jésus.
Face à ces événements, nous sommes bien sûr horrifiés par la violence des hommes. Mais nous pouvons aussi rendre grâce pour ces vies offertes, pleinement. Dans la préface des martyrs, nous disons : « C’est ta puissance qui se déploie dans la faiblesse, lorsque tu donnes à des êtres fragiles de te rendre témoignage ».
C’est devant cette force de la grâce de Dieu que nous pouvons nous émerveiller. Pas seulement en ceux qui ont tragiquement perdu la vie, mais en tous ceux qui la donnent par amour, souvent jour après jour. Les scandales qui touchent l’Eglise font la une des journaux et nous touchent douloureusement.
Il nous faut aussi faire mémoire de tout ce trésor de générosité, signe de la présence du Christ ressuscité : parents et époux qui consacrent leur vie à leurs enfants, prêtres, religieux et religieuses qui se donnent dans leur mission, ceux qui œuvrent avec constance en faveur des personnes démunies, malades ou en fin de vie... les exemples sont nombreux et souvent discrets.
Oui, Dieu nous permet de donner plus que ce que nous avons. Que l’Esprit-Saint vienne nous remplir de cette force et nous pousser sur le chemin du don jusqu’au bout.
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5 ième Dimanche de Pâques
C’est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés ".
Les mots de Jésus ne sont pas choisis par hasard. Il ne dit pas « ce que je vous souhaite » ou « ceque j’aimerais », mais « ce que je vous donne », c’est-à- dire ce que je vous commande !
Mais alors pourquoi un tel commandement ? Je crois que l’on peut y trouver plusieurs raisons, mais sans doute est-ce pour nous faire comprendre combien il est impératif pour nous, si nous voulons la vraie joie, d’apprendre à aimer à l’école du Christ. Il ne s’agit pas simplement d’aimer comme le monde nous le présente ou l’entend. Car bien souvent ce mot est affadi, parfois même travesti ou caricaturé.
Non, il s’agit d’aimer « en acte et en vérité », à la façon dont Jésus a aimé : c’est-à-dire en donnant sa vie. L’amour authentique implique de donner sa vie. Le don total de sa vie, d’une façon ou d’une autre, est le signe d’un amour vrai.
Cet amour-là porte du fruit, et nous permet de faire l’expérience d’une joie réelle.
On a souvent opposé l’amour et la loi. Or cet amour ne dispense pas d’obéir aux commandements. Il vient au contraire accomplir ces commandements, en leur donnant tout leur sens. On les reçoit comme un moyen d’aimer, une aide pour aimer, et non un carcan qui empêcherait d’aimer. On obéit par amour et pour aimer. Cet amour est fécond, il portera du fruit. Le premier d’entre eux sera de nous faire entrer dans une relation d’amitié avec Jésus.
Avec Jésus, le serviteur devient l’ami !
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4 ième Dimanche de Pâques
En ce dimanche du Bon Pasteur et des vocations, nous avons la joie d’accueillir 12 séminaristes, en 4 ème année à la Maison de Formation de la Communauté Saint Martin à Evron (Mayenne). Augustin, Pierre-Emmanuel, Louis, Théophile, Jean-Louis, Baudoin, Henri, Corentin, Martin, Amaury et Constantin sont formés pour devenir, au milieu de nous, des diacres ou des prêtres, vivant en communauté.
Après une année de propédeutique, consacrée à approfondir leur vie spirituelle, en particulier par la lecture de la Bible, et à affiner leur discernement, les séminaristes entrent en philosophie. Ce sont deux années pour façonner de véritables disciples. Puis vient une année de stage sur le terrain, en paroisse, dans un internat catholique, dans un sanctuaire... De retour au séminaire, débutent les études de théologie où progresse leur configuration au Christ.
Après 7 années, ceux qui sont appelés par l’Eglise reçoivent l’ordination au diaconat, puis au sacerdoce presbytéral. Cette formation, n’est pas seulement intellectuelle, mais aussi et tout autant humaine, spirituelle et pastorale.
Nous sommes invités à remercier Dieu pour les dons qu’il fait à son Eglise ! C’est aussi une consolation et un encouragement à prier pour les vocations : le Maître de la moisson écoute nos prières et les exauce ! Nous voici invités à prendre soin de ceux dont le Seigneur veut faire « la lumière des nations pour que, grâce à eux, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 13, 47).
« Il s’agit de protéger et de faire croître les vocations, afin qu’elles portent des fruits mûrs. Celles-ci sont un “diamant brut”, à tailler avec soin et patience, dans le respect des consciences, afin qu’elles brillent au milieu du peuple de Dieu. » (Pape François).
Dieu est fidèle à son Eglise, ne doutons pas de sa miséricorde, toujours à l’œuvre !
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3 ième Dimanche de Pâques
Lors de la messe chrismale, quelques jours avant Pâques, notre évêque a remis à tous les prêtres du diocèse un petit ouvrage paru récemment : Un catholique s’est échappé, de Jean-Pierre Denis. L’auteur y raconte comment, pendant longtemps, il a tenu sa foi chrétienne très discrète, de peur de déranger, de choquer, de paraître s’imposer.
« On ne parle pas de ces choses-là, ça ne regarde que moi. » Et puis il s’est rendu compte, à travers les rencontres de personnes très différentes, souvent éloignées de la foi, que son témoignage était attendu. « Et toi, est-ce que tu y crois ? » La suite de l’ouvrage est un appel.
Nous, catholiques, sommes souvent centrés sur nous-mêmes, nos assemblées dominicales, nos paroisses, les affaires internes. Mais sommes-nous aussi préoccupés de ceux qui n’ont pas la foi ?
Il est vrai que la culture ambiante nous enjoint de ne pas faire étalage de nos croyances, de garder la lampe sous le boisseau, bien cachée, sous peine d’être accusés de prosélytisme. Cependant, la joie de la foi au Christ ressuscité ne peut être gardée peureusement pour nous.
Elle est faite pour être partagée, comme la lumière de nos cierges lors de la veillée pascale. Pendant ce temps de Pâques, prenons le temps de méditer les Actes des Apôtres, appelés parfois l’Evangile de l’Esprit-Saint, que nous lisons aux messes.
Qu’ils nous enseignent l’émerveillement de ceux qui ont reçu la foi, le désir d’en témoigner simplement et nous poussent à prier avec insistance pour que l’Esprit-Saint nous fasse rayonner de la joie de l’Evangile.
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