7 ième Dimanche du temps ordinaire
Les cendres dont nous allons être marqués mercredi vont nous faire entrer dans le temps du Carême.
Certains y plongent avec enthousiasme, d’autres plutôt à reculons. Pour ceux qui vont recevoir le baptême, il s’agit de l’ultime préparation à leur naissance à la vie divine. Ils peuvent nous aider à découvrir le sens profond de cette période. Alors que souvent « carême » signifie « efforts coûteux », pour les catéchumènes, cette période est appelée « temps de l’illumination ». Pourquoi ne serait-ce pas vrai pour nous aussi ?
Temps de l’illumination, c’est-à-dire le temps où nous allons faire entrer la lumière du Christ dans les ténèbres qui souvent nous envahissent. Les évangiles des dimanches nous montrent des exemples de vies illuminées par la rencontre avec le Sauveur.
Comme la Samaritaine, nous allons pouvoir laisser Jésus faire la lumière sur les mirages que nous suivons pour étancher notre soif et nous montrer la source du véritable bonheur.
Comme à l’aveugle de naissance, Jésus va nous rendre la vue pour que, par la foi, nous puissions voir la réalité dans sa vraie lumière, comme il la voit.
Comme Lazare sortant du tombeau, laissant tomber les bandelettes qui l’entravent, Jésus va nous libérer du mal qui nous emprisonne et ouvrir nos tombeaux. Pour cela, il faut le désirer fortement. Que ce début de semaine nous y dispose !
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Fraternités missionaires de proximité
6 ième Dimanche du temps ordinaire
Chers amis, le carême approche à grands pas (eh oui !) et il est temps de nous y préparer ! Notre évêque, à la suite du synode, nous invite à rejoindre chacun une fraternité missionnaire de proximité.
De quoi s’agit-il ? C’est un petit groupe qui se réunit une fois par semaine pour prier et partager. Nous vous proposons de former de petites fraternités pour nous retrouver et lire ensemble la Parole de Dieu. Un livret a été rédigé pour nous aider. C’est l’outil idéal pour la réussite de nos rencontres. 6 rencontres avant les 6 dimanches de carême autour d’un café, d’une tisane, d’un gâteau... Et si tout va bien, nous pourrions continuer jusqu’à la Pentecôte !
La méthode est simple et permet de découvrir un trésor : le Christ Lui-même qui nous parle réellement et fait de nous ses disciples. Nous allons parcourir ensemble le chemin du carême : les tentations au désert, la Transfiguration sur le Mont Thabor, la Samaritaine près de son puits, l’Aveugle Né, la résurrection de Lazare, les Rameaux... Comme dit notre évêque : la Parole donne la parole ! Et la Parole va circuler tout simplement dans la fraternité.
Comment former une équipe ? L’idéal est d’être au moins 6 et pas plus que 8 ! On se retrouve à 2 ou 3 pour commencer et chacun invite 1 ou 2 personnes. On choisit un lieu (chez l’un ou chez l’autre) et un temps opportun (pourquoi pas le dimanche avant la messe ?). On se fixe un rendez-vous hebdomadaire et on essaye de s’y tenir !
Avec qui faire une équipe ? Nous sommes frères et sœurs et non pas d’abord amis. Acceptons de sortir de nos facilités ! Et nous deviendrons missionnaires ! Vous trouverez dans chaque PAROISSES HEBDO une rubrique spéciale pour vous accompagner !
En avant !
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5 ième Dimanche du temps ordinaire
Pour notre semaine et notre poursuite sur le chemin de la sainteté, Jésus ne nous dit pas aujourd’hui : « soyez le sel de la terre, soyez la lumière du monde ! », comme si cela pouvait être à notre portée, le fruit de nos efforts voire de notre perfection... Non, bien au contraire, Il nous dit « vous êtes... ». Cela nous est offert, donné, et ne dépend absolument pas de nous !
Qu’on le veuille ou non, personne d’autre ne pourra le faire à notre place. Par notre baptême, nous avons reçu d’être le sel de la terre et la lumière du monde. Nous avons été choisis, sans aucun mérite de notre part, pour porter et vivre au cœur du monde ces Béatitudes que nous entendions la semaine dernière.
Ce que nous sommes nous dépasse. Aucun orgueil à en tirer : nous avons tout reçu. Mais il nous faut simplement être conscients de ce que cela veut dire : « si le sel s’affadit, il ne vaut plus rien... » prévient Jésus. Un chrétien dont la foi serait diluée, dont la vie serait semblable à celle d’un non-croyant, dont la parole serait affadie, dont le cœur serait refroidi... un tel chrétien, que vaut-il encore ? Il ne laisse plus transparaître à travers lui la vérité de l’Evangile, la tendresse de Jésus, la miséricorde du Père, la lumière de l’Esprit...
Vous êtes la lumière du monde. Dans les ténèbres qui semblent parfois recouvrir notre terre, notre pays, nos vies, Dieu veut éclairer les hommes et les femmes par la présence de ses disciples au milieu d’eux: là où vit un chrétien, là où continue de croire, d’aimer et d’espérer l’un de nous, les ténèbres ne peuvent que reculer. Elles n’auront pas le dessus !
Il ne nous reste donc plus qu’à le croire, et avec beaucoup d’humilité mais aussi de joie et de reconnaissance, à recevoir ce choix de Dieu qui nous a appelés à le servir.
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Samedi 21 mars 2020
Présentation du Seigneur au Temple
Dans le mystère de Noël, de l’Incarnation, Jésus est venu à la rencontre de l’humanité. Il est venu me rencontrer. En Orient, on aime célébrer le 2 février la fête de la Rencontre de Jésus avec tous ceux qui l’attendent et qui l’espèrent, en la personne de Syméon, « rempli d’Esprit saint », « qui attendait la consolation d’Israël ».
Le Christ est la lumière qu’attend notre monde marqué par les ténèbres de la fatalité, la fragilité, le mal. Suis-je moi aussi en attente ? En attente de rencontrer le Christ Lumière ? De le laisser faire irruption dans les ténèbres de ma vie pour qu’il les dissipe par sa lumière ?
En réalité, bien souvent, nous avons déjà rencontré Jésus, et cela nous remplit de joie. Parfois, notre vie peut redevenir marquée par les ténèbres, à cause d’une épreuve que nous subissons, ou d’un péché qui s’installe en nous : alors il nous faut vivre une nouvelle rencontre avec Jésus, ou bien nous souvenir de notre première rencontre avec lui, et cette fête nous en donne l’occasion.
Mais si nous sommes encore dans la lumière, faisons aussi mémoire de notre rencontre avec Jésus. Regardons la première rencontre entre Jésus et Simon, André, Jacques et Jean : « ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers quatre heures de l’après-midi (Jn 1,39) ». Soixante ans après les faits, jusque dans ce détail horaire presque insignifiant, le vieux Jean en écrivant ces lignes fut capable de se souvenir avec émotion de cette rencontre qui transforma sa vie.
Il y a deux raisons, au moins, pour ce devoir de mémoire. La première, c'est que ça nous fait du bien de revivre les sentiments de cette première rencontre avec le Christ, la découverte de son amour pour moi, l'expérience de sa miséricorde... La deuxième, c'est que témoigner, partager ma rencontre, c’est le début de l'évangélisation: faire rencontrer le Christ, le plus beau cadeau que l'on peut offrir à quelqu'un qu'on aime.
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