Paroisse Hebdo n°80
Dans notre vie il y a des départs que l’on pourrait qualifier de « moyens », comme celui d’un prêtre qui quitte des paroissiens, avec une dernière messe, un dernier édito, un peu d’émotion... Mais je pense aussi à ceux qui déménagent, après parfois de longues années vécues dans la paroisse.
Ce n’est pas facile de consentir à quitter, à laisser la place, à repartir ailleurs. Mais Dieu nous fait grandir à travers ces moments précis. Il nous rappelle que nous sommes de passage, des serviteurs et non des propriétaires.
Nos attachements terrestres ne peuvent être un obstacle à la mission, car « celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi ».
Il y a aussi des « petits » départs : le jeune qui part en camp scout, la famille qui part en vacances, le couple qui part en amoureux pour un week-end sans enfants, l’étudiant qui part en stage à l’étranger... Départs qui sont toujours une occasion de grandir, de prendre le large, de la hauteur, du temps pour mieux revenir et se donner à nouveau.
Mais tout cela nous prépare au « grand » départ, quand nous quitterons cette vie pour aller à la rencontre du Seigneur. Il nous faudra alors avoir le cœur libre. Il faudra que notre âme soit prête pour la rencontre.
Oui apprendre à partir, c’est apprendre en quelque sorte à vivre et se préparer à mourir… pour vivre avec Lui. C’est se souvenir que nous sommes des pèlerins ici-bas. C’est aussi se rappeler qu’aucun attachement terrestre, si légitime soit-il, ne doit nous empêcher d’avancer au large, de marcher vers les hauteurs, d’accomplir notre vocation. Bien sûr, ce sera toujours une joie de vous revoir. Mais l’essentiel est qu’au Ciel, nous puissions nous retrouver ! C’est ma prière de prêtre aujourd’hui.
Je vous redis ma joie et rends grâce pour ces deux belles années passées à Amiens et pour chacun de vous. Je me confie à votre prière et vous garde précieusement dans la mienne.
Paroisse Hebdo n°79
Quelle fin d'année scolaire bizarre! Alors que pour les enfants les grandes vacances se profilent à l'horizon, l'école redevient obligatoire, après plusieurs mois de cours à distance. La situation est la même pour de nombreuses entreprises, où il faut reprendre le rythme de travail après une période d'arrêt quasi-total.
Notre vie d'Eglise n'est pas épargnée: de nombreux événements ou célébrations ont été annulés ou repoussés, des projets ajournés, bien des choses ont été bouleversées. Bref, le rythme de nos vies a été chamboulé, et pas seulement en surface.
Les perspectives, quant à elles, sont incertaines. Nous pouvons y voir un appel à habiter le temps, à vivre selon le temps de Dieu, en profondeur. Habiter le temps, c'est d'abord vivre dans le présent. C'est maintenant que Dieu se donne. Il est l'Ami qui nous accompagne sans cesse, tout au long du chemin, quelles que soient les circonstances.
Au lieu de nous détourner de ce que nous faisons, comme le font souvent nos multiples écrans, découvrir sa présence nous permet de vivre pleinement nos activités, de leur donner du sens. Habiter le temps, c'est aussi redécouvrir le rythme de notre vie chrétienne : la prière du matin et du soir, l'angélus (7h, 12h, 19h), la prière des Heures et surtout le dimanche, jour du Seigneur, respiration de notre semaine, où notre temps rejoint l'éternité du repos de Dieu. Dieu se donne dans le temps de nos vies : il en fait une histoire sacrée.
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Paroisse Hebdo n°78
Après Raphaël (avec son fils Louis-Arava), c’est au tour de Yasmine, Pauline, Océane et Philippe de recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne : le baptême, la confirmation et l’Eucharistie. Quelle joie pour notre communauté chrétienne d’accueillir des nouveaux frères et sœurs !
C’était une responsabilité de les préparer, c’en est une autre de les intégrer et de les accompagner dans ce temps des commencements d’une vie chrétienne authentique. Quelle exigence de cohérence pour nous qui sommes les repères sur lesquels les néophytes veulent s’appuyer pour grandir dans la foi !
Le 28 juin, lors de notre fête des paroisses, au Parc du Grand Marais, nous dirons à don Cédric (et à Pastis), toute notre reconnaissance, notre affection ! L’émotion des départs nous étreint déjà ! Il nous faut réussir le défi d’une belle fête de familles. Et pour cela, nous avons besoin de vous ! Pensez à vous inscrire, à proposer vos idées, votre disponibilité, vos talents… N’hésitez pas à contacter l’un des dons ou un membre de l’équipe pour vous renseigner et faire part de vos propositions d’animations ou de cadeaux ! Cette journée sera mémorable ! Prions sainte Colette d’intercéder pour une météo clémente ! Si quelqu’un peut se charger d’offrir des œufs aux Clarisses, ce serait vraiment bien !
Don François Reynes, successeur de don Cédric est venu en reconnaissance pour découvrir les lieux et quelques visages de ses futures missions. Prions pour lui, car il va recevoir le sacrement de l’ordination sacerdotale à la fin du mois. Il est déjà l’un des nôtres. Vous trouverez son faire-part et sa photo dans ce numéro, ainsi qu'une petite notice sur Augustin qui sera séminariste stagiaire dans nos paroisses à partir de septembre.
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Paroisse Hebdo n°77
Monseigneur Noyer a planté le dimanche 29 janvier 2012 un noyer dans le jardin de l'église pour le centenaire de la commune du Touquet-Paris-Plage A cette occasion, il a prononcé un discours mémorable sur le passage des générations. Les paroles du sage vieillard à la crinière argentée n’ont rien perdu de leur saveur.
« Vous vous souvenez peut-être de la fable de La Fontaine et du commentaire que faisaient les jouvenceaux du voisinage : Passe encore de bâtir, mais planter à cet âge ! Pour répondre à cette critique, je dirai d’abord que ce n’est pas un octogénaire qui plante cet arbre mais la jeune centenaire qu’est notre ville. Et à cent ans, une jolie ville comme la nôtre reste une jeune fille pleine d’avenir. Grâce à la mémoire des plus anciens, la naissance de notre cité reste proche.
Si j’ai été parmi eux choisi pour ce geste symbolique, je n’oublie pas ce peuple d’où je viens. Je pense aux familles qui dans leur chalet des bords de mer ont habité cette lande merveilleuse de pères en fils et petits-fils et en sont tombés amoureux. Je pense aussi aux hommes et aux femmes qui ont quitté leur mode de vie rurale, leur patois, leur habitat inconfortable, leurs traditions rassurantes pour se plonger dans cette aventure incertaine qui commençait ici. Ce fut pour beaucoup une promotion sociale dont ils sont fiers.
Ce ne fut pas pourtant une histoire tranquille : les crises et les guerres ont toujours menacé ce rêve. C’est au nom de tous ces hommes et de toutes ces femmes qu’aujourd’hui j’ai accepté de planter cet arbre en leur nom, avec leur joie et leur peine, avec leur foi et leur espérance : oui, ce sable stérile a pu engendrer une forêt, cette forêt a pu faire germer une ville, cette ville a pu rassembler une communauté humaine et cette communauté humaine continue à vouloir développer ce lieu de beauté et de loisirs, d’invention et de fraternité, de promotion sociale et d’enrichissement culturel.
(...)
Les jouvenceaux de La Fontaine reprochaient au vieillard : « A quoi bon charger votre vie des soins d’un avenir qui n’est pas fait pour vous ? ». S’ils sont dans l’assistance, j’aimerais leur dire que c’est précisément pour l’avenir que les octogénaires que nous sommes s’investissent dans la célébration de ce centenaire : non pas tant pour évoquer leur jeunesse, ce qui évidemment leur fait plaisir, mais surtout pour confier à la responsabilité des plus jeunes un projet dont la réalisation demandera plus de temps que celui de leur propre existence. Je sais que planter cet arbre est ridicule si demain aucun jardinier ne s’en préoccupe.
C’est à vous, paroissiens de cette église, citoyens de cette cité, que je confie l’avenir de ce noyer. Si dans quelques années, quand il risquera ses premiers fruits, nous sommes partis auprès du Père Universel, sachez que nous nous réjouirons avec vous si ces noix ne sont pas trop mauvaises et si règnent dans ce pays entente et prospérité. Peut-être aurez-vous une petite pensée, voire une petite prière, pour ceux qui vous ont précédés, vos pères et vos mères, vos frères et vos sœurs, vos collègues et vos amis! Certainement nous, de là-haut, je vous le promets, nous célébrerons ça dans l’alléluia de l’éternité ! »
Obsèques de Monseigneur Jacques NOYER à la Cathédrale
Paroisses Hebdo n°76
En toute honnêteté, combien d’entre nous sont à l’aise pour expliquer le rôle de l’Esprit Saint, sa manière d’agir ? Je crois qu’il nous faut l’admettre : le Paraclet reste bien souvent le « grand inconnu » des trois personnes de la Trinité !
Pourtant le Christ promet que « L’Esprit de vérité nous conduira dans la vérité tout entière ». L’Esprit Saint vient en effet nous éclairer pour nous faire comprendre ce que nous sommes : les enfants du Père , des enfants blessés certes, mais pardonnés et sauvés par le Fils.
L’Esprit Saint agit ainsi en nous pour nous rendre capables de vivre selon ce que nous sommes. C’est Lui qui vient nous rendre fervents, qui ravive en nous l’amour de Dieu, qui nous rend capables de nous dépasser, de nous donner vraiment, au-delà de nos faiblesses. Il nous donne la force d’agir selon notre dignité d’enfants de Dieu, y compris face aux tentations. Comme un GPS intérieur, Il nous conseille et nous aide à garder le cap de notre vocation.
Mais l’Esprit Saint attise aussi en nous le désir de transmettre. Il agit en nous pour nous donner la force des apôtres, leur courage et leur audace. Il met sur nos lèvres les mots justes pour annoncer le Salut offert à tous. A travers les pauvres que nous sommes, Il permet que la Bonne Nouvelle se répande dans les cœurs qu’Il rend disponibles.
Il ne reste qu’une seule résolution à prendre : ne plus oublier de prier l’Esprit Saint! Nous pouvons Lui parler, L’invoquer, avec les mots si beaux de la séquence de la Pentecôte « Veni Sancte Spiritus ».
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