Paroisses Hebdo n°93
«Mon enfant, va travailler aujourd'hui à la vigne.» Celui-ci retient : «Je ne veux pas». Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla.
Comme ce fils dans l’Evangile, nous avons souvent des réactions immédiates, spontanées, plus ou moins heureuses. Que nous soyons colérique, impatient, craintif ou plaintif, la route de la sainteté n’est cependant pas barrée !
En effet, Dieu, en nous donnant la vie, n’a pas raté son ouvrage. Certes, le péché abime en nous le chef d'œuvre créé par Dieu. Mais par sa grâce, Dieu vient à notre secours et fait une œuvre plus admirable encore. Non pas que la conversion consisterait à changer de personnalité ! Mais plutôt en ce que la grâce de Dieu nous devance et nous invite à revenir en arrière lorsque nous avons pris le mauvais chemin : je me suis emporté injustement ; j’ai dit une parole blessante ; j’ai refusé de l’aide alors que je pouvais rendre service...
C’est là que vient le moment de la conversion ! Si j’écoute la voix de ma conscience et m’ouvre à la grâce en demandant l’aide de Dieu, je peux alors revenir en arrière : demander pardon, revenir sur mon jugement, proposer mon aide...
Le juste n’est pas celui qui reste “droit dans ses bottes”, mais celui qui sait dire “je me suis trompé”. À l’inverse, si nous sommes persuadés d’avoir toujours raison, alors, sans doute, les prostitués et les publicains nous précèderont dans le royaume de Dieu !
N’y a-t-il pas là une invitation pour chacun de nous en ce début d’année, en famille, au travail, en paroisse ? La tristesse de Dieu lorsque nous disons “je ne veux pas” est moins grande que ne l’est sa joie lorsque, nous étant repentis, nous revenons en arrière pour reprendre sa main... et aller de l’avant !
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Samedi 3 octobre : Pèlerinage des 800 ans
Mode d'emploi :
Vous pouvez rejoindre le pèlerinage aux différentes étapes. Prévoir un pique-nique, de l’eau, un chapelet et un stylo.
Chacun est bienvenu mais merci de vous inscrire pour faciliter l’organisation (formulaire en ligne sur le lien : tinyurl.com/pele800 ou au 03 22 91 72 08 )
Conférences 8e centenaire de la Cathédrale
Liste des conférences programmées :
Ces conférences se dérouleront à 18 heures 15 au Logis du Roy, à Amiens, passage du Logis du Roy. Pour respecter les règles sanitaires émises par le gouvernement, une jauge maximale de 50 personnes a été fixée. Le port du masque y sera obligatoire.
Pour assister à ces conférences, vous devez obligatoirement réserver votre place au 03 22 82 72 40 ou par courrier électronique à l'adresse suivante : vanessa.vasset@u-picardie.fr
Paroisses Hebdo n°92
Nous sommes parfois tentés de faire du commerce avec Dieu : Abraham ne négocie-t-il pas le salut de Sodome avec Dieu en fonction du petit nombre de justes ? Alors nous comptons nos bonnes actions, et nous pouvons nous étonner que Dieu semble tarder à exaucer telle prière alors que nous avons « coché toutes les cases » !
Ce serait oublier que les dons de Dieu ne sont pas un droit, et Dieu peut vouloir nous faire patienter pour nous le rappeler. Il fait ainsi grandir en nous l’acceptation de ne pas tout maîtriser dans nos rapports avec lui.
Les ouvriers qui récriminent dans la parabole de Mt 20 l’apprennent douloureusement : « Prends ce qui te revient, et va-t’en ! » : Ce « va t’en » est une invitation à prendre du recul, pour convertir son regard sur ses rapports avec le maître.
Comprenons ainsi que la récompense que Dieu nous promet n’est pas proportionnelle à nos mérites, aux nombres d’heures passées à sa vigne, mais à l’amour inconditionnel que Jésus a montré envers chacun de nous dans son sacrifice sur la croix. Aller à la vigne du maître, c’est par notre engagement nous mettre en contact avec le sang que le Christ a versé pour chacun de nous.
Ce qui compte véritablement, et qui a une valeur de récompense infinie et imméritée, c’est ce que Jésus a fait pour nous, tandis que ce que nous faisons pour lui, par lui, avec lui et en lui nous met plutôt – et c’est nécessaire – en contact avec la puissance de son sacrifice.
Travaillons donc à la vigne du Seigneur pour que chaque jour et au dernier nous entendions Dieu nous dire : « Prends ce qui te revient » !
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Paroisses Hebdo n°91
Notre évêque Mgr Leborgne vient d’être nommé par le Pape François évêque d’Arras. Il y sera installé le 25 octobre prochain. Cette nouvelle nous bouleverse. D’abord parce qu’il est difficile de voir partir une personne à laquelle on est attaché, dont on a reçu beaucoup. Aussi parce que l’évêque est le pasteur du diocèse, au nom du Christ. Et avec lui c’est comme un père qui nous est enlevé.
La seconde est la prière. Prions le Seigneur pour Mgr Leborgne, pour cette transition et ce détachement. Prions pour le diocèse d’Arras qui va l’accueillir, pour notre diocèse qui va vivre une période de transition. Et aussi pour notre futur évêque, que Dieu connaît déjà.
Cela nous invite à deux attitudes. La première est la gratitude. Merci pour ces six années, pour l’œuvre de Dieu qui s’est accomplie, de manière visible ou non. Merci pour la fidélité de Dieu pour son peuple, à travers les serviteurs qu’il nous envoie.
Mais nous croyons en un Dieu qui s’est fait homme en Jésus-Christ. Et nous croyons que sa mission a été confiée à des hommes qui ne sont pas interchangeables mais qui se donnent à leur tâche avec toute leur humanité. C’est ainsi qu’ils nous marquent et sont pour nous image du Bon Pasteur, et c’est pour cela que nous avons le droit d’être attristés par leur départ.
Bien sûr, cela nous invite à nous attacher davantage au Christ, unique Pasteur, au-delà des personnes qui, à sa suite, annoncent la Bonne-Nouvelle.
Bien sûr, nous sommes invités à avoir un regard de foi. Nous nous réjouissons de sa mission qui continue, de tout ce qu’il va pouvoir donner dans le diocèse d’Arras.
Merci pour tout Monseigneur !
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Paroisses Hebdo n°90
Depuis que j’ai été ordonné prêtre, il m’est arrivé plusieurs fois de recevoir et de donner la correction fraternelle. Rares furent les fois où cette correction a été stérile. J’ai reçu la correction fraternelle de la part d’enfants, d’adultes de tous âges, de mes frères prêtres ou séminaristes… Et moi-même j’ai pu la donner parfois même à mes supérieurs.
La fécondité de ces corrections était proportionnée à la délicatesse, à l’amour fraternel, à l’attention mutuelle, au choix des mots, au moment opportun, à un désir commun de viser le bien de tous, de réparer une injustice, de rétablir une vérité… Comment s’y prendre pour dire à quelqu’un qu’il a été blessant, sans le blesser nous-même ? Il n’y a pas de recette miracle ! L’essentiel, c’est une bonne dose d’humour (humilité + amour) !
« Si tu n’es pas capable d’exercer la correction fraternelle avec amour, avec charité, dans la vérité et avec humilité, tu risques d’offenser, de détruire le cœur de cette personne (…).
On ne peut en effet réaliser une intervention chirurgicale sans anesthésie : c’est impossible, parce que sinon le patient meurt de douleur. Et la charité représente comme une anesthésie qui aide à recevoir le traitement et accepter la correction. » (Pape François)
Je vous propose 4 étapes pour une belle correction fraternelle :
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