Paroisses Hebdo n°105
Puisque l’année 2020 est tellement différente de toutes celles que nous avons connues, laissons Noël 2020 être aussi un Noël qui sort de l’ordinaire, un Noël extraordinaire.
Extraordinaire non pas parce que nos habitudes vont encore être fortement perturbées.
Extraordinaire parce que l’on fait mémoire d’un événement extraordinaire qui a changé une fois pour toutes l’histoire de l’humanité, et qui peut cette année, si j’y crois, réellement changer le cours de ma vie.
Dans l’évangile du jour de Noël, saint Jean nous dit « et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Le Verbe était la vraie lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde ». Oui, les ténèbres ne peuvent pas arrêter cette lumière. Il suffit même d’un rien de cette lumière pour que les ténèbres ne soient plus ténèbres.
La vraie lumière est donc une lumière extraordinaire. Une lumière qui réchauffe et qui éclaire là où il n’y a plus d’espoir, là où règne la routine et le « à quoi bon ? ».
Une lumière qui réchauffe en venant nous consoler, en venant nous faire ressentir le « trop d’amour » d’un Dieu qui va jusqu’à se faire petit enfant vulnérable et qui appelle notre réponse d’amour. Une lumière qui éclaire en venant nous dévoiler ce qui reste voilé à nos yeux. Jésus est bel et bien ce Messie extraordinaire promis à l’humanité, c’est Lui qui rend la vue aux aveugles, guérit les paralysés, pardonne « pour de vrai » les péchés et ressuscite même les morts !
S’il l’a fait il y a deux mille ans, qu’est- ce qui l’empêcherait de le refaire aujourd’hui pour moi ? De vraiment guérir mes aveuglements, mes paralysies, et de répondre de manière extraordinaire à mes désirs les plus extraordinaires ?
Jésus, divin Messie, viens faire de Noël 2020 un Noël extraordinaire !
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Messe de Noël
17 décembre 2020
Commémoration de la date anniversaire du 17 décembre 1206, date à laquelle le chanoine Walton de Sarton remit cette sainte relique à l’évêque d’Amiens Gérard de Gerberoy, venez nombreux ce jeudi 17 décembre :
Paroisses Hebdo n°104
Dans sa lettre apostolique Patris Corde, publiée le 8 décembre, le Pape François proclame l’année 2021 « Année Saint-Joseph ». Quelle bonne nouvelle ! Il nous le propose comme modèle stimulant pour ce temps d’incertitude et d’épreuve. L’Eglise et le monde ont besoin de pères. Joseph, époux de Marie, ne dit rien dans l’Evangile. Pourtant les quelques indices que l’Ecriture nous dévoile sur sa personnalité sont des pépites.
Joseph est un père tendre, car c’est par la tendresse que l’on peut accueillir la faiblesse, la nôtre et celle des autres. C’est ainsi que Dieu nous regarde paternellement et peut agir à travers nos peurs et nos fragilités.
Joseph est un père obéissant. Il écoute la voix de Dieu et choisit la confiance lorsqu’il est confronté au mystère de la conception de Jésus. Comme Marie, il a dû redire souvent « oui », dans la fidélité. C’est ainsi qu’il coopère au mystère du salut du monde.
Joseph est un père qui accueille. Il n’explique pas les événements qu’il ne comprend pas immédiatement, mais leur fait place, y compris lorsqu’ils contrarient ses projets. Il accepte que leur sens ne se dévoile que progressivement. Il accueille cette partie contradictoire, inattendue ou parfois décevante de l’existence.
Joseph est un père au courage créatif. Il n’est pas passif ou résigné, mais assume sa responsabilité, même lorsqu’il n’a pas choisi. Il protège ce qu’il a de plus cher : Jésus et Marie, se montrant inventif dans les difficultés.
Joseph est un père, un travailleur. « Jésus a appris de lui ce que signifie manger le pain, fruit de son travail. »
Joseph est un père dans l’ombre. Il exerce sa paternité sans retenir ni emprisonner mais en rendant capable de choix, de liberté, de départs.
Que Saint Joseph nous fasse bénéficier de ces six grâces ! Bonne semaine.
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Paroisses Hebdo n°103
Vous avez sans doute remarqué les modifications de nos relations depuis que nous avançons masqués à cause de la pandémie. Lorsque je me promène dans la rue, j’essaie de guetter le regard des gens. Tour à tour fuyant, embué, accueillant, inquiet, curieux ou insistant, le regard échangé me laisse sur ma faim.
D’autant plus que je me suis aperçu que depuis que je portais le masque, les petites inclinations de la tête s’étaient substituées aux salutations verbales. Comme muselé, je ne dis plus « Salut » ou bien « Bonjour, ça va ?! ». J’opine du chef dans une sorte de communication avortée.
Seuls quelques grognements s’échappent de ce qui étaient ma bouche et qui ne me sert guère plus qu’à manger. Je ne parle plus ! Je ne souris plus ! A qui sourire ? Et que répondre ? Un sage indien de mes ami m’avait pourtant prodigué, un jour que je lui avais offert l’un de mes plus beaux sourires, une petite leçon que voici : Le vrai sourire est celui qu’on lit dans les yeux.
Si la bouche s’élargit mais que les yeux restent fixes, c’est que ton sourire est faux. Le sourire commence par les yeux. Chers frères et sœurs, il nous faut sourire des yeux. Le cœur déborde par les yeux. Ils ne mentent jamais. Ils sont la fenêtre de l’âme…
Et si Saint Jean Baptiste, le plus grand des prophètes avait été masqué ? Il était la voix qui crie dans le désert ! Il tonitruait pour annoncer une Parole venue du Père. Les masques arrêteront-ils la prédication ? Les cris d’amour et de vérité cesseront-ils ?
Réveillez-vous les prophètes ! J’ai pris conscience que lorsque nous échangions la paix du Christ nous nous contentions d’un petit signe de la tête ou du buste ! Les masques nous ont-t-ils « cassé la voix » ?
Ne nous laissons pas voler la parole de Paix. Elle doit jaillir de nos lèvres, puisqu’elle est le don du Christ qu’aucun masque ne saurait étouffer.
Alors dimanche joignons la parole au geste : « La paix du Christ ! »
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2ieme dimanche de l'Avent
Eglise Saint-Jacques
Cathédrale
Eglise Saint-Leu