Paroisses Hebdo n°118
Chers amis,
Chers frères et sœurs,
Le Pape François m’a demandé d’être votre évêque. Et j’ai dit oui. J’ai pris le temps de laisser descendre en moi cet appel, consentant peu à peu à quitter cette Bretagne que j’aime tant. La paix m’a été donnée. J’avance vers vous sans regarder en arrière, sans vous connaître encore mais heureux déjà de votre hospitalité et comptant sur votre bienveillance.
Depuis des siècles, l’Esprit Saint a soufflé chez vous. Je prends humblement la suite des nombreux pasteurs, depuis Saint Firmin jusqu’à Mgr Olivier Leborgne ; pasteurs qui ont aimé, servi et conduit votre église locale. J’ai presque tout à apprendre de vous, n’ignorant pas cependant que vous avez célébré tout récemment un synode diocésain. Quel réconfort et quelle joie de se savoir ainsi précédé et entouré par tant de chrétiens marchant de concert, pour vivre une nouvelle étape de l’évangélisation de la Somme !
Je me réjouis de la coopération à venir avec les prêtres du diocèse, et de soutenir aussi ceux qui se préparent à le devenir. Avec eux, je vous rejoindrai tous : diacres, consacrés, laïcs, enfants, jeunes et anciens, femmes et hommes. Que les plus pauvres d’entre vous, visages du Christ, m’accueillent aussi comme l’un d’entre eux !
Communiquez également mon amitié à tous les habitants de La Somme, baptisés ou non, de diverses religions ou en quête simplement de sens et de fraternité. Que notre Église, qui laisse passer la lumière par ses failles, pauvretés et blessures soit un signe d’Espérance pour eux tous !
Vous êtes dans ma prière depuis plusieurs semaines, particulièrement en ce temps de confinement renforcé qui met tant de gens à la peine. Je compte aussi sur la vôtre.
Je vous confie à la Vierge Marie, présente à tous les commencements suscités par l’Esprit Saint.
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Semaine Sainte
Rameaux :
Messe Chrismale :
Jeudi Saint (1er avril) :
Vendredi Saint (2 avril) :
Samedi Saint (3 avril) :
Dimanche de Pâques (4 avril) :
Lundi de Pâques (5 avril) :
Paroisses Hebdo n°117
Le cinquième dimanche de Carême marque l’entrée dans le temps de la Passion. Nous suivons le Christ montant à Jérusalem pour mourir et ressusciter. Dans les derniers jours de sa vie, le Christ est déterminé, il entre dans un combat pour aller jusqu’au bout de l’amour et obéir à son Père. Mais il reste libre de donner sa vie : “Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même.” (Jn. 10, 18) Comment concilier la liberté et l’obéissance ? Le chemin de la liberté passe par l’obéissance.
La véritable liberté s’acquiert tout au long de la vie : saint Paul écrit aux Corinthiens : “c’est dans vos cœurs que vous êtes à l’étroit” (2 Co. 6, 12). La liberté n’est pas l’absence de contraintes extérieures mais plutôt l’accueil de la vérité, l’élargissement de notre regard et de notre cœur au réel tel qu’il est. Je suis libre lorsque je me connais tel que Dieu me voit, m’a créé et m’aime.
Le père Jacques Philippe, dans son livre La liberté intérieure, précise : “Notre manque de liberté vient d’un manque d’amour. Si nous aimions davantage, l’amour donnerait des dimensions infinies à notre vie, et nous ne nous sentirions plus aussi à l’étroit.”
Nous découvrons ainsi une condition fondamentale de l’homme : la dépendance. L’amour est une dépendance. Toute notre vie nous dépendons des autres, de Dieu, et cette dépendance s’exprime dans l’obéissance : je ne me suis pas fait seul et j’ai besoin d’être guidé pour grandir en liberté.
Le Christ, modèle parfait d’obéissance et de liberté.
Dans sa Passion, le Christ a été obéissant jusqu’au bout à la volonté du Père. Mais l’obéissance du Christ n’a pas été facile, elle a traversé bien des épreuves, pensons à Gethsémani. La lettre aux Hébreux précise : “Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance” (He. 5, 8). L’obéissance du Christ a eu une fécondité incroyable : le pardon de nos péchés et notre Salut.
A l’image du Christ, entrons dans une obéissance libre, avec l’intelligence et avec le cœur. Avec l’intelligence, pour voir que ce qui nous est demandé vise notre bien et celui de nos frères. Avec le cœur et la foi, pour voir qu’au cœur de l’épreuve, l’obéissance librement choisie a une fécondité mystérieuse et surnaturelle. “Le premier degré de l’humilité est l’obéissance sans délai, écrit saint Benoit dans sa Règle, elle se trouve chez ceux qui sont décidés à n’avoir rien de plus précieux que le Christ”.
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Paroisses Hebdo n°116
Quand est passée la mi-carême et que pointent les lueurs de Pâques, le dimanche de Laetare (dimanche de la joie) nous appelle à relever la tête et à nous réjouir : le sombre violet du carême s’éclaircit en rose… Jérusalem n’est plus très loin ! Mais n’y a-t-il pas quelque chose d’indécent à parler de joie alors que tant de personnes traversent des difficultés ? Eh bien oui, plus que jamais, il faut parler de la joie… et en vivre !
J’ai eu dernièrement l’occasion de rendre visite à une amie qui se sait condamnée à très court terme par un cancer. Autour d’elle, tous sont effondrés, et c’est bien normal. Mais elle est dans une profonde paix intérieure et même, dans la joie ! « Le Seigneur me fait une grâce immense : il me laisse le temps de dire au revoir à tous ceux que j’aime ; il me permet de bien préparer ma mort… N’est-ce pas le plus important dans la vie ? »
La joie chrétienne n’est pas une joie psychologique. Beaucoup de malades ou de prisonniers ont pu la connaître dans des circonstances très douloureuses ou alors même qu’ils étaient privés de tout espoir humain. En effet, la véritable joie vient d’abord de la foi. Elle résonne en nous comme un appel : « Réjouis-toi ! Quelle que soit ta situation présente, tu es aimé de Dieu ; tu es citoyen des Cieux ! » Choisir d’être dans la joie, ce n’est donc pas se forcer à sourire « en serrant les dents » ; c’est poser un regard de foi sur moi-même et croire en mon appel à la sainteté ; c’est croire que ma vie est faite pour me donner et pour aimer.
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Invitation
Confessions non-stop toute la journée !
De 10h à 18h des prêtres seront présents à la Cathédrale pour les confessions.
Paroisses Hebdo n°115
Les disciples du Christ sont passés par des expériences difficiles : les paroles de Jésus bousculaient l’ordre établi, il annonce que le Messie doit être un Messie souffrant et que si quelqu’un veut être disciple il doit renoncer à lui-même et prendre sa croix… Un jour des milliers de personnes suivent le Christ et les disciples sont fiers d’être ses « adjoints », donnant à manger aux foules, guérissant les malades, chassant les démons… et le lendemain ses paroles difficiles ont décimé les effectifs !
Le deuxième dimanche de Carême nous entendions l’évangile de la Transfiguration qui nous montre les deux faces de la médaille des émotions du disciple : les trois disciples sont à la fois dans l’incompréhension voire l’effroi devant ce qu’ils voient, et à la fois consolés par la manifestation de puissance et de paix dans le moment qu’ils ont vécu avec le Christ et qui les habitera jusqu’à la résurrection.
Peut-être que nous aussi nous passons régulièrement par cet ascenseur émotionnel du disciple, ou du moins depuis le début de la pandémie, d’une épreuve, de ce Carême… Un certain « monde d’avant idéal » semble nous avoir définitivement échappé. Mais nous pouvons rester fermes, solides et solidaires : dans la foi. Les promesses du Christ pour ceux qui le suivent dans la foi sont source aujourd’hui d’une espérance invincible et demain du bonheur éternel.
N’écoutons donc pas les voix qui disent « à quoi bon ? » ou bien « Que le Seigneur nous donne d’abord des signes avant qu’on lui (re)fasse confiance ! » mais demandons en ce Carême la grâce d’une foi et d’une espérance toujours plus vives pour crier vers le Père : « que ton règne vienne, que ta volonté soit faite ! » et pour partager ce trésor autour de nous.
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