Paroisses Hebdo n°127
Le mois de juin est traditionnellement consacré au Sacré-Cœur de Jésus. Cette dévotion nous rebute parfois, en raison de l’image que nous en avons : dévotion du 19ème siècle, ruisselante de formules pieuses désuètes. Certains arborent fièrement un Cœur-Sacré sur leur sac... Mais comprenons-nous bien cette dévotion ? La prière au Sacré-Cœur est ancienne ; des saints et des ordres religieux l’ont propagée dans le monde : les chartreux, la Visitation, sainte Catherine de Sienne, sainte Gertrude, saint François de Sales et bien sûr sainte Marguerite-Marie.
Sainte Marguerite-Marie, religieuse visitandine à Paray-le-Monial, reçoit du Christ de nombreuses révélations sur son Cœur, entre 1673 et 1675 : “Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce Sacrement d’amour.”
A la demande de Jésus, la fête du Sacré-Cœur est instituée le vendredi après l’octave de la Fête-Dieu, soulignant le lien particulier entre le Saint-Sacrement et le Cœur de Jésus. Jésus ajoute : “Je veux que tu me serves d’instrument pour attirer des cœurs à mon amour”.
Un Chartreux écrivait “L'essence de la dévotion au Cœur de Jésus, consiste à vider et désoccuper notre cœur des affections et des attaches aux créatures.” Nous n’avons pas à devenir insensibles mais à découvrir combien Dieu seul peut nous combler parfaitement. Notre cœur est fait pour Lui. Combien de fois nous sommes déçus, parce que nous demandons aux choses et aux autres de nous donner ce que Dieu seul peut nous donner : un amour infini, qui comble le vide insatiable de nos cœurs...
Entrer dans le cœur de Jésus, c’est accepter les limites de notre cœur, c’est nous laisser aimer par Lui, c’est le laisser aimer à travers nous. Il faut passer notre vie à passer dans Sa vie. Demandons cet élargissement du cœur, en allant visiter quotidiennement, pendant le mois de juin, Jésus présent dans le tabernacle.
“Le sacerdoce c’est l’amour du Cœur de Jésus” (Curé d’Ars). En ce mois de juin, prions particulièrement pour ceux qui seront ordonnés prêtres à la fin du mois : Seigneur donnez-nous de saints prêtres !
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800 ans de Notre-Dame d'Amiens, les retrouvailles
Aidez nous à organiser une grande fête pour se retrouver et fêter ensemble les 800 ans de Notre Dame d'Amiens.
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Paroisses Hebdo n°126
Plus encore qu’autrefois, nous avons un rapport très particulier au temps. Les moyens de communication, nos modes de vie, notre manière de gérer notre temps rendent plus difficile notre capacité de goûter l’instant présent. Dans la culture moderne où l’on ne veut rien rater, on peut passer à côté de ce mystère du temps qui prend sa valeur lorsqu’il est reçu de Dieu et donné gratuitement.
Peu à peu, la levée des restrictions sanitaires va nous conduire à retrouver les habitudes de notre vie « avant la Covid ». Ce retour à la normale coïncide avec le retour du « temps ordinaire » dans le temps liturgique de l’Église. Voilà une occasion providentielle de réaliser que l’« ordinaire » peut avoir un goût « extraordinaire », dès lors que nous le vivons pleinement.
Mais attention ! Sevrés d’un certain nombre d’activités pendant des mois, nous allons sans doute vouloir remplir nos agendas pour « rattraper le temps perdu ». Or, le temps ne se rattrape pas. Nous voudrions vivre « plus », alors qu’il nous faudra sans doute vivre « mieux ».
Dieu parle au présent
Celui qui court sans cesse à la recherche du temps perdu reste sourd à l’appel de Dieu : « Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur » (psaume 94). C’est dans « l’aujourd’hui » de nos vies, à la maison, à l’école, au travail, avec nos proches, que le Seigneur nous attend et qu’il se manifeste à nous. Le temps de la sainteté, ce n’est pas « hier » ou « demain », c’est « aujourd’hui » ! En fait, nous devrions appeler le temps ordinaire : « temps de la sainteté ». Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus avait percé ce secret de la sainteté : « choisir l’amour du Seigneur dans chaque chose ordinaire pour les rendre extraordinaires ».
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Paroisses Hebdo n°125
Jeudi nous avons fêté l’Ascension de Jésus. C’était sa dernière apparition à ses disciples ; il disparaît à leurs regards pour être présent autrement. Les disciples qui ont suivi Jésus pendant trois ans sont maintenant appelés à le rendre eux-mêmes présent, à être les porteurs de la bonne nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre. Leur témoignage et le Christ lui-même sont parvenus jusqu’à nous par une chaîne de témoins. A notre tour, nous avons à nous insérer dans cette grande lignée. Dieu compte sur nous, sur chacun de nous, malgré nos défauts et nos limites, pour prendre part à cette mission.
Nous sommes appelés à la vivre dans notre milieu de vie familial et professionnel, dans notre paroisse et notre diocèse, en nous appuyant sur la consécration et l’appel de notre baptême et de notre confirmation. Chez notre évêque tout juste ordonné, chez les prêtres et diacres de manière spécifique, et chez tous les baptisés et confirmés, l’Esprit saint est à l’œuvre.
Pour témoigner nous ne devons pas céder à la tentation du découragement à la vue de nos péchés. Si nous sommes conscients que la source de l’amour est en Dieu, si nous acceptons de vivre comme des pécheurs auxquels le Christ renouvelle souvent son pardon, alors malgré nos péchés nous pouvons être des témoins : les autres pourront voir que la source de l’amour n’est pas en nous, mais bien au-delà : en Dieu.
Mère Teresa, à un journaliste qui lui demandait quelle était la première chose à changer pour améliorer le monde, avait répondu « vous et moi ». N’attendons pas d’être parfaits ! Demandons à l’Esprit saint de nous aider, sans peur mais au contraire avec la joie d’y être invités, car le Christ a prié le Père pour chacun d’entre nous. Répondons joyeusement à cet appel.
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Ordination épiscopale de Mgr Gérard Le Stang
Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims assisté de
Mrg Olivier Leborgne, évêque d'Arras, Mgr Laurent Dognin, évêque de Quimper
et avec les évêques présents, confèrera l'ordination épiscopale à
Mgr Gérard Le Stang nommé évêque d'Amiens,
le jeudi 13 mai à 15h30 en la Cathédrale Notre-Dame d'Amiens
Célébration retransmise en direct :
Paroisses Hebdo n°124
Jeudi, solennité de l’Ascension, nous allons recevoir notre nouvel évêque. Recevoir, c’est bien le mot, de la part de Dieu lui-même. Recevoir avec joie, recevoir avec foi. Au-delà de sa personne, de ses qualités et de son tempérament, de son parcours et de son origine géographique, le recevoir comme un pasteur envoyé par le Seigneur, successeur des apôtres. La date choisie tombe à merveille.
A l’Ascension, Jésus quitte le monde visible pour rejoindre la gloire du Ciel mais il ne nous laisse pas seuls. Il nous a donné son Esprit, qui éclaire, fortifie, conduit, console, chaque fidèle en particulier et l’Eglise dans son ensemble. Mais il nous laisse aussi sa présence à travers les pasteurs de l’Eglise qui nous conduisent en son nom. Dans les Actes des Apôtres, nous voyons ceux qu’a choisis Jésus, remplis de l’Esprit-Saint, poursuivre son œuvre à travers bien des péripéties.
C’est vrai encore aujourd’hui, vingt siècles plus tard. La liturgie de l’ordination de l’évêque est sur ce point très significative. C’est par l’imposition des mains d’un autre, qui lui-même s’est fait imposer les mains, que l’on devient successeur des apôtres. Une chaîne ininterrompue, de personne à personne, remonte en ligne directe jusqu’à un apôtre, témoin oculaire de la Résurrection.
Cela nous indique plusieurs choses : d’abord, que l’Eglise n’est pas seulement une association de personnes qui partagent les mêmes intérêts, se dotant d’une organisation efficace, ensuite elle est un peuple rassemblé et dirigé par le Christ à travers ses pasteurs. Recevoir l’évêque, c’est reconnaître que Jésus continue à conduire son Eglise. Cela signifie aussi que notre foi n’est pas l’adhésion à des idées, aussi belles soient-elles, mais la confiance accordée aux témoins de la Résurrection, qui nous relie une chaîne vivante et ininterrompue.
Rendons grâce à Dieu pour Mgr Le Stang, portons-le dans notre prière.
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Paroisses Hebdo n°123
Depuis quelques semaines, des jeunes femmes se retrouvent rue de Mareuil, près de l’église du Sacré-Cœur. Sur le presbytère qui la jouxte, on peut lire cette devise : « De forti dulcedo ». Tirée du livre des Juges (14), cette citation fait référence au récit biblique de Samson : « De la force jaillit la douceur ». Samson est un Nazir et un juge d’Israël, c'est-à-dire qu'il doit vivre selon les règles de Dieu.
L'une d'elle consiste à ne jamais se raser les cheveux. Il ne le sait pas encore mais de ces derniers, il tire une force herculéenne offerte par Dieu. Il la découvrira lors d'un combat avec un lion croisé sur sa route et qu'il "déchira en deux comme un agneau" à mains nues. Quelques temps plus tard, il emprunta la même route pour se rendre auprès de sa future femme et découvrit dans la carcasse du lion un essaim d'abeilles et du miel qu'il récolta.
On peut comprendre ce récit ainsi : la douceur vient du fort, la force vient de Dieu. Alors ce qui dévorait devient nourriture, ce qui était violence devient douceur. Alors les lieux mêmes des conflits internes et externes deviennent des sources de vie. Le Cœur transpercé de Jésus est le lieu où les souffrances deviennent source de vie, lieu où le miracle de l’essaim d’abeille vient habiter toutes les âmes en souffrance. Il est le lieu où la Parole (synonyme d’abeille en hébreu) vient nourrir la souffrance et l’adoucir.
Ces femmes se rassemblent, se rencontrent, s’écoutent et s’entraident. Elles ouvrent leur cœur dans la confiance et la bienveillance pour y puiser la force déposée par Celui qui a dit de lui-même : «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. » (Mt 11, 28-29)
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1er mai, Fête de Saint Joseph
A la Cathédrale :
Retrouvez la prière à Saint-Joseph sur ce lien