Paroisses Hebdo n°136
En cette rentrée scolaire, le Patronage Saint-Roch situé en bordure du Parc de la Hotoie connaît un nouvel essor. Après trois ans d’existence, les enfants y sont de plus en plus nombreux. Les premiers « mini-camps » ont connu un franc succès au mois de juillet avec la participation de 80 jeunes de 6 à 17 ans. Les mercredis, le nombre d’enfants accueillis a doublé.
C’est d’abord une marque de confiance de la part des familles. Pour notre communauté paroissiale, c’est une joie et une action de grâce. Merci à tous ceux qui ont permis cette belle aventure : la Providence divine d’abord, mais aussi le directeur du patronage, les bénévoles, les donateurs…
Éduquer pour l’éternité
Mais au fait, à quoi sert un Patronage paroissial ? Quelle utilité peut-il avoir pour nos deux communautés paroissiales et pour l’Église ? Notre société sans repère vit une crise de la transmission. Les générations ne se côtoient plus. Les milieux sociaux ne se mélangent plus. La foi ne se transmet plus, ou trop peu.
Le Patronage est précisément un lieu de transmission, et de communion. Au Patro, des enfants découvrent la foi ; des étudiants s’engagent dans l’animation ; des parents participent au catéchisme et à l’éveil culturel des enfants ; des retraités participent à l’aide aux devoirs et à l’entretien (travaux, jardinage…) Bref, c’est tout un écosystème de la charité qui s’organise autour du bénévolat, de la prière et de la fraternité concrète.
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Paroisses Hebdo n°135
Se préparer à fêter saint Firmin, c’est fêter l’apôtre qui a enraciné l’évangile dans notre région, arrivé de Pampelune en Espagne et devenu le premier évêque d’Amiens. Comme le dit la liturgie des fondateurs d’Eglises : « C’est lui que tu nous as donné pour nous enseigner et qui nous a délivrés des ténèbres de l’ignorance pour devenir des fils de l’éternelle lumière ; ce qu’il prêcha par la bouche, il l’a accompli par l’exemple. Sa vie excella par ses mœurs et elle fut ornée de miracles » (préface). Aussi, son témoignage de foi et d’amour, jusqu’au martyre, a été « semence de chrétiens », selon l’expression de Tertullien.
Mais pourquoi a-t-il subi le martyre ? Pour manifester, malgré les pressions, son attachement au Christ. A sa personne. Pas à des valeurs. A Jésus-Christ, seul sauveur, fils de Dieu et homme au milieu des hommes. Firmin a appliqué à lui-même le « quoi qu’il m’en coûte ».
Il n’y a pas d’autre bonheur que l’amitié avec le Christ, fidèle dût-ce être jusqu’à la mort, et la fidélité à vivre et proclamer l’évangile.
Alors dira-t-on qu’il a perdu la tête ?
Qu’il aurait pu transiger un peu ? Que certainement le Christ n’aurait pas souhaité qu’il fût tué si jeune ? Que ça n’aurait pas été si grave si extérieurement il avait donné des gages mais qu’intérieurement il avait fait un choix de fidélité ? Non. Firmin a réalisé ce qu’écrivit saint Paul : « C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu ! C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle » (2 Tm 2,9-10).
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Paroisses Hebdo n°134
La foi est souvent mise en opposition avec l’intelligence qui se trouverait tout entière du côté de la science moderne. Elle est souvent perçue comme un sentiment plus ou moins fort de confiance naïve qui prendrait le relai lorsque l’intelligence n’a pas de réponse ou, pire comme une forme d’auto-persuasion néfaste pour le bon sens et la raison.
Les chrétiens eux-mêmes peuvent tomber plus ou moins explicitement dans ces écueils ou s’en faire malgré eux les porte-parole. Ne vante-t-on pas l’humble foi du charbonnier ? L’essentiel n’est-il pas dans l’amour d’une personne, Jésus-Christ, plutôt que dans une doctrine sans âme ? Qu’importent les dogmes pour être bon et servir son prochain ?
Pourtant l’Eglise catholique définit la foi comme « un acte de l’intelligence adhérant à la vérité divine sous le commandement de la volonté mue par Dieu au moyen de la grâce ». Mais alors faut-il être intelligent pour avoir la foi ? Oui ! et la bonne nouvelle est que nous le sommes tous à notre manière ! Si si.
L’enjeu est d’accueillir la vérité révélée par le Christ et de chercher à la comprendre et l’intérioriser du mieux qu’on peut. Grandir et entretenir sa foi passe nécessairement par l’écoute attentive de la Parole de Dieu et l’étude de la doctrine chrétienne, chacun selon ses compétences. Tout le monde n’est pas Saint Thomas d’Aquin mais tout le monde n’est pas non plus charbonnier…
La plupart d’entre nous avons été nourris par le catéchisme de notre enfance. Toutefois, cette connaissance élémentaire de la foi ne saurait suffire à éclairer notre vie d’adulte et à « rendre compte de la raison de l’Espérance qui est en nous » (1P 3, 15). Chaque mardi soir, les paroisses vous proposent un commentaire suivi du « Catéchisme de l’Eglise Catholique Abrégé ».
Soirée de lancement le mardi 14 septembre de 20h30 à 22h00, 12 rue André.
Venez nombreux !
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Paroisses Hebdo n°133
Le procès des attentats du 13 novembre 2015 a commencé, réveillant en nous de douloureux souvenirs. Les témoignages des survivants, des blessés et des proches des victimes nous placent face au mystère de la souffrance et de la mort imprévue.
C’est quand je suis confronté à la souffrance que je décide vraiment qui je veux être. La douleur me montre que je ne peuxpas disposer moi-même de ma vie. Tenté par la colère et le désespoir devant mon impuissance, je peux aussi me jeter dans la confiance. Mis à l’épreuve, je prends conscience que l’Amour ne s’obtient pas mais qu’il se reçoit comme un cadeau.
La rencontre de la mort me conduit vers les racines profondes de mon être. Je suis comme poussé à choisir entre la toute-puissance qui veut nier la mort et la confiance qui l’accepte comme l’horizon de ma vie terrestre. En tant que chrétien, je me prépare à mourir dans le Christ. La mort passe comme une voleuse, mais le Christ a vaincu la mort.
Si je crois en son Amour sans limite, je peux renoncer à vouloir tout maîtriser, et accueillir le don de la vie éternelle. Nul ne sait ni le jour ni l’heure. Alors je souhaite me préparer à la mort en restant bien uni à Jésus. Et je demande à Dieu de me délivrer de la mort subite, celle qu’on ne voit pas venir.
Je ne peux pas me sauver par moi-même. Si je ne m’appuie que sur moi-même, je m’appuie sur le rien. Je veux m’appuyer sur Dieu qui me sauve par son Amour jusqu’à la mort sur la Croix. En mettant ma foi en Jésus, j’accepte d’être saisi par Dieu qui rend ma vie supportable.
Oui toute vie donnée par Dieu, mérite d’être vécue, jusqu’au bout, même dans la souffrance.
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