Programme de Noël
Paroisses Hebdo n°144
L’avant dernier verset de la Bible est un cri du cœur : « viens, Seigneur Jésus » (Apocalypse, 22, 20). Cette disposition d’attente du Christ est comme un résumé de la vie chrétienne. L’Ancien Testament raconte cette attente du Messie par le peuple juif. Et à plusieurs reprises dans l’Evangile, le Christ lui-même nous exhorte à veiller : « Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra » (Matthieu 24, 44).
La période de l’Avent (du latin adventus, avènement), qui s’ouvre ce dimanche, est par excellence celle de l’attente. C’est le cœur de notre foi : le mystère d’un Dieu Trinité qui s’est fait homme pour montrer aux hommes son amour et leur apporter le salut en Jésus-Christ. Ce mystère de l’Avènement du Christ est, comme le dit Dom Guéranger, moine bénédictin du XIXème siècle, « à la fois simple et triple. Il est simple, car c’est le même Fils de Dieu qui vient ; triple, car il vient en trois temps et de trois manières ».
Le premier temps est évidemment celui de Noël auquel nous nous préparons directement pendant l’Avent. Mais la venue du Christ en ce monde oriente notre regard vers la fin des temps, lorsqu’Il reviendra dans la gloire comme Il nous l’a promis. Et entre ces deux avènements, dans la chair et dans la gloire, il y en a un troisième : l’avènement du Christ en notre cœur. C’est peut-être le plus important dans la mesure où il nous concerne tous les jours. Dès maintenant, le Christ veut faire sa demeure en nous et être avec nous tous les jours de notre vie.
Profitons donc de cet Avent pour soigner cette disposition d’attente et pour dire ainsi : « viens, Seigneur Jésus ». Viens dans notre vie, nous voulons Te laisser la première place, puisque Tu viens pour nous sauver.
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Paroisses Hebdo n°143
C’est devenu une habitude. Chaque mois de novembre, peu après la fête de saint Martin, les prêtres de nos deux paroisses disparaissent quelques jours… « Mais où sont donc passés les Dons ? »
Durant trois jours, tous les membres de la communauté Saint-Martin se réunissent à l’abbaye d’Evron, en Mayenne, où se situe leur maison mère pour participer aux Assises de la communauté. Bien plus qu’une assemblée générale, il s’agit d’abord d’un temps de prière et de ressourcement : messes, offices, adoration, conférences spirituelles, échanges fraternels et partage des bonnes pratiques pastorales rythment ce temps fort pour redonner à chaque prêtre, dans une période difficile, le désir de la sainteté et le goût de la mission.
Prêtres en communauté, ça change quoi ?
Un tel ressourcement est plus que nécessaire à l’heure où les prêtres sont sous les feux des projecteurs en raison du scandale des abus sexuels dans l’Église. Il est pourtant un point sur lequel ni le rapport Sauvé ni aucun article de presse n’a insisté, c’est l’importance de la vie fraternelle des prêtres. La vie commune n’est certes pas une garantie contre toute forme de déviance : contre les abus de pouvoir ou les abus sexuels. Un homme reste un homme. Un pécheur reste un pécheur. Qu’il vive seul, en couple, ou en communauté. Mais la vie fraternelle des prêtres n’en demeure pas moins un puissant soutien dans les difficultés et un stimulant pour leur conversion personnelle. Avant d’être une vigilance suspicieuse, la charité fraternelle est d’abord une attention à l’autre, à sa santé physique et morale.
« Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9)
L’Écriture ne cesse de le rappeler pour tous les baptisés : « Soyons attentifs les uns aux autres pour nous stimuler à vivre dans l’amour et à bien agir. » (Hb 9, 24) Le Christ ajoute : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. » (Mt 18, 15) La « réforme » de l’Église ne passerait-elle pas d’abord par un retour à ces fondamentaux de l’Évangile ?
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Paroisses Hebdo n°142
Nous commençons à nous familiariser avec la nouvelle traduction en français du Missel. Nous sentons bien que cela va nous demander de l’adaptation et que cela va être, d’une certaine manière, exigeant. Il faudra que nous y mettions une certaine implication et que nous acceptions de ne plus connaître par cœur les réponses de la messe. Toutefois, j’y vois un certain nombre d’avantages qui valent largement la peine d’être enthousiaste dans cette perspective.
Le premier, c’est que la nouvelle traduction va faire entrer la liturgie en français dans une plus grande unité de l’Eglise puisque jusqu’à présent nous étions les seuls à avoir des « traductions » qui s’éloignent autant de la version de référence.
Le second, c’est que cela va nous permettre de sortir de la routine et de reprendre les différents moments de la messe comme si nous les découvrions. Ce sera l’occasion de renouveler notre compréhension de chacun des rites en nous laissant interpeller par les petits contrastes, en cherchant – avec les efforts que cela pourra exiger – à comprendre pourquoi l’Eglise nous propose tel ou tel changement de verbe ou de formulation.
Le troisième, enfin, c’est que nous pourrons éprouver les sensations que les enfants, les catéchumènes ou les « recommençants parmi nous peuvent connaître. Ils peuvent être désorientés au cours de nos célébrations dont ils ne maîtrisent pas pleinement le déroulement. Ces aspects nous semblent familiers, mais pour d’autres ils peuvent être très étranges… Si nous sommes déroutés, considérons que nous expérimentons leur décontenancement et nous serons peut-être plus attentifs à les aider à participer plus activement à nos eucharisties.
Alors préparons-nous à devoir dépenser un peu d’énergie pour apprivoiser cette nouvelle traduction… mais cela a de quoi nous remplir d’enthousiasme.
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