Paroisses Hebdo n°148
Plus de 2000 ans après, nous continuons de compter chaque nouvelle année en référence à la naissance du Sauveur. Il ne s’agit pas seulement d’une convention historique : c’est le repère central dans l’histoire de l’humanité. « Avant Jésus-Christ » et « après Jésus-Christ » : ces expressions signifient qu’avec la venue de Dieu, en personne, dans notre histoire, plus rien n’est comme avant !
Le cycle de Noël (Nativité le 25 décembre ; Sainte Famille le 26 décembre ; Marie Mère de Dieu le 1er janvier ; Épiphanie le 2 janvier) nous offre plusieurs fêtes pour prendre conscience de la « révolution » que le christianisme a apportée dans la relation entre Dieu et les hommes : Dieu, jusqu’alors invisible et inaccessible, s’est rendu visible (Noël) – Il vient dans la simplicité et la pauvreté de nos vies plus que dans la richesse et l’extraordinaire (Sainte Famille) – La femme a une place de choix dans l’humanité car c’est par une femme que le Salut est venu dans le monde (Marie Mère de Dieu) – Toutes les nations, races et cultures ont vocation à connaître Dieu et à l’adorer (Épiphanie). Tout cela, aucune culture ancienne n’avait osé l’imaginer !
« Il s’est manifesté »
Oui, osons le dire : il n’y a pas eu de plus grand bouleversement dans l’histoire des hommes que la naissance du Christ. Mais ce bouleversement reste-t-il pour nous au plan « culturel », ou change-t-il notre existence personnelle ? Y a-t-il, pour chacun de nous, un « avant Jésus-Christ » et un « après Jésus-Christ » ? Le Christ a changé le monde et son destin. Et il serait incapable de changer ma vie ?
Joyeux Noël et bonne année 2022… avec Jésus-Christ !
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Paroisses Hebdo n°147
En cette quatrième semaine de l'Avent, nous avons encore un avant-goût de Noël.
Ce mystère s'entrevoit dans l'émouvante scène de la Visitation. Ayant reçu l'annonce de l'ange Gabriel dans le secret de Nazareth, Marie a conçu par l'opération du Saint-Esprit. Et juste après, elle partit en hâte pour aller voir sa cousine Élisabeth : pour secourir cette parente âgée, mais aussi, mue par l'Esprit-Saint, pour rendre présent dans cette maison le Seigneur qu’elle porte. Saint Luc souligne la hâte de Marie pour se rendre chez Élisabeth, car la vraie charité n'admet ni lenteur ni paresse.
Au moment où Marie a franchi la porte de cette maison, le Seigneur a accompli des merveilles de grâce : dans le ventre d'Élisabeth, l'enfant, c'est-à-dire Jean Baptiste, a tressailli de joie.
Et tandis que l'enfant était sanctifié, comme l'interprètent les Pères de l'Église, Élisabeth elle-même fut remplie de l'Esprit Saint, et elle commença à prophétiser. Nous voyons la grande mission de la Vierge Marie : aller à la rencontre des âmes pour y apporter le Seigneur Jésus, et avec Lui la grâce de Dieu.
C'est une invitation à garder dans notre cœur la dévotion à la Vierge Marie, à garder sur nos lèvres cette prière de l'Ave Maria dont une partie est composée des paroles qu’Élisabeth elle-même, sous l'action de l'Esprit-Saint, a adressées à Marie : "Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni".
Dans cette ultime préparation à Noël, choisissons deux attitudes : soyons, nous aussi, attentifs, comme la Vierge Marie, à faire le bien autour de nous avec hâte ; et vivons la préparation de la venue du Seigneur avec la Vierge Marie qui, avec Jésus, vient à la rencontre de notre âme.
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Paroisses Hebdo n°146
Le temps de l’Avent nous plonge mystérieusement dans l’état d’esprit de l’Ancien Testament. Comme les patriarches, les prophètes, Saint Jean Baptiste et la Vierge Marie, nous revivons l’attente de la venue du Sauveur. Il vient ! Il faut se préparer activement à l’accueillir.
Il s’agit dans un premier temps de faire grandir notre désir. Ce n’est pas notre premier Noël et nous avons peut-être une impression de déjà-vu. Pourtant chaque Noël apporte sa grâce propre à la mesure de notre désir. Ayons à cœur de creuser notre espérance par une prière renouvelée.
Nul n’accueille chez lui une personne désirée et importante sans avoir fait le ménage. Notre âme est souillée par le péché. Elle en devient inhospitalière pour le Seigneur qui veut y habiter par sa grâce. Ne soyons pas comme ces paresseux qui finissent par s’habituer à la crasse. N’attendons pas que les immondices s’accumulent pour faire un brin de ménage. Trop souvent notre pente naturelle fait que nous repoussons notre confession à l’arrivée d’un gros péché bien grave.
Au contraire, confessons-nous régulièrement y compris des fautes qui nous paraissent légères. Ne craignons pas de confesser toujours les mêmes péchés : la poussière s’accumule toujours au même endroit… Et quel bonheur de retrouver une âme pure !
Ce bonheur fut celui de la Vierge Marie dont nous avons fêté l’Immaculée Conception mercredi dernier. Figure importante de notre Avent puisque personne n’a tant désiré Jésus, suivons son exemple et n’hésitons pas à recourir à son intercession en toute circonstance. C’est d’ailleurs ce que l’Eglise nous invite à faire à chaque fois que nous récitons le Je vous salue Marie (et le Je confesse à Dieu). Nous nous présentons à elle, humblement comme des pécheurs, parce qu’elle nous présente et nous offre le Sauveur, celui qui est venu pardonner nos péchés. La joie de Noël si désirée est d’abord l’accueil du Salut. C’est dans cette même joie que le pénitent accueille l’absolution sacramentelle de ses péchés. Nous voulons la joie de Noël ? Confessons-nous !
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Concert spirituel de Noël
Paroisses Hebdo n°145
Il y a quelques jours, un starets, patriarche d'un monastère orthodoxe en Europe de l’Est, où il est à la fois conseiller et enseignant, est venu en pèlerinage à Amiens. Il a passé de longues heures en prière et s’est incliné devant le Chef de Saint Jean Baptiste.
Il m’a demandé de l’emporter dans son pays pour que les fidèles puissent venir en pèlerinage près de sa sainte relique.
Si la Face du Précurseur n’appartient à personne, le globe de cristal qui la contient et le plateau sur lequel elle est scellée appartiennent à l’État Français. Le tout est affecté au culte catholique. Depuis son arrivée de Constantinople en France il y a plus de 800 ans, le Chef n’a jamais quitté notre ville. Il n’est donc pas du tout sûr qu’un tel périple soit autorisé.
En revanche, nous recevons des pèlerins du monde entier. Ici à Amiens, résonne toujours actuelle la grande voix du dernier des prophètes, le plus grand de tous.
Ce pèlerinage n’a pas de sens si les fidèles ici en Picardie, ou même en France, l’ignorent avec une indifférence blasée, ou peut-être même le secret mépris d’une dévotion surannée.
Les nombreuses conversions qui se produisent dans la cathédrale ne sont-elles pas le signe de l’activité incessante de celui qui a désigné le Messie : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde ».
Mettons-nous à l’école de ce grand maître, devenons ses disciples afin qu’il nous prépare à accueillir Celui dont il prépare les chemins, le Christ Jésus, le Sauveur du monde.
Dès le 18 décembre matin et jusqu’à la Chandeleur, la Face du Baptiste sera exposée à la vénération des fidèles.
Qui mieux que lui peut nous aider à revivre dans la liturgie comme dans notre vie, le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu ? Demandons-lui ses yeux pour voir ce qui reste caché aux sages et aux savants et qui ne se dévoile qu’à ceux qui deviennent comme des enfants.
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Programme de Noël