Paroisses Hebdo n°156

La semaine dernière, nous avons vécu une fête un peu particulière : la fête d’un siège, plus précisément la chaire de Saint Pierre, la chaire étant à l’origine le siège de l’évêque, symbole de son autorité. La chaire de Saint Pierre manifeste donc l’autorité du chef des Apôtres, à qui Jésus a confié son Eglise, faisant ainsi de Pierre et de ses successeurs les garants indéfectibles de la foi : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle » (Mt 16, 18).

Saint Pierre est vraiment un modèle de foi pour tous les chrétiens. Avec son humanité passionnée, il confesse sa foi en Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). Il dit encore : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68). Le personnage de Pierre est d’autant plus touchant qu’il est faillible et légèrement présomptueux lorsqu’il affirme que « même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas » (Mc 14, 29).

Malgré ce zèle, Pierre, par trois fois, renie Jésus. C’est pourtant bien cet homme, qui l’a renié, que Jésus a choisi pour être le chef de son Eglise.

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mode_edit Pierre-Augustin, séminariste
date_range 27 février 2022

Carême 2022

Programme de carême
Carême 2022 - 1 Carême 2022 - 2


mode_edit Hervé CHRISTIAEN
date_range 24 février 2022

Paroisses Hebdo n°155

Don Antoine

La nouvelle traduction du missel romain, plus fidèle au latin, a ajouté le qualificatif d’éternel à la formulation du canon romain que nous connaissions, renforçant ainsi le drame de la damnation et heurtant quelques oreilles inhabituées. Cette modification d’un mot est lourde de sens car elle réaffirme la foi constante de l’Eglise dans l’existence d’un enfer éternel.

Ce dogme de foi, il est vrai, difficile, a pu paraître tombé en désuétude dans les années qui suivirent le dernier Concile. Il s’agissait pour beaucoup de prédicateurs de quitter la « pastorale de la peur » au profit d’une pastorale de la miséricorde. Comme souvent le retour de balancier revenant au juste équilibre a pu basculer dans l’excès inverse. On serait ainsi passé de la conception d’un Dieu vengeur envoyant tout le monde en Enfer à celle d’un Dieu débonnaire chantant avec Polnareff « On ira tous au Paradis » …

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mode_edit Don Antoine
date_range 20 février 2022

Paroisses Hebdo n°154

Don Francois

Les premiers disciples de Jésus étaient des pêcheurs du lac de Tibériade. Pierre, André, Jacques et Jean appartenaient à ce corps de métier maniant la barque, les filets, et sachant affronter les aléas de la navigation. Sans doute le Seigneur voulait-il donner à l’Église naissante des capitaines qui ne soient pas d’abord des intellectuels, mais des hommes ayant le sens pratique, des hommes patients et capables de travailler en équipe.

Aujourd’hui encore, l’évangélisation s’apparente à une activité de pêche. Les hommes et les femmes de notre temps sont comme des poissons qui errent dans la mer : si on regarde à la surface, on ne les voit pas. C’est l’impression que l’on peut avoir si l’on regarde l’Église d’un point de vue statistique : peu de pratiquants, peu de personnes catéchisées, de sacrements… Mais si on regarde dans les eaux profondes, les « poissons » qui cherchent et s’interrogent sont bien plus nombreux qu’on ne le croit. Encore faut-il repérer les courants poissonneux et oser « jeter les filets ».

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mode_edit Don François
date_range 11 février 2022

Notre Dame de Lourdes

Rendez-vous le 12 février
800 ans


mode_edit Hervé CHRISTIAEN
date_range 09 février 2022

Paroisses Hebdo n°153

Don Charles-Marie

Les évangélistes nous rapportent tous la radicalité avec laquelle les premiers apôtres ont suivi Jésus après la rencontre où ils ont entendu son appel. Il faut essayer d'imaginer la puissance de cette expérience fondatrice, pour toujours mieux relire la nôtre.

C’est une rencontre à deux facettes : les disciples sont, au premier mouvement, tentés de maintenir une distance physique avec Jésus, effrayés qu'ils sont de voir la distance morale, entre la sainteté et la puissance divine qui émane de Jésus et la pauvreté de leurs humanités pécheresses. Et en même temps ils sont profondément séduits, ce qui fait qu’à l'appel du Seigneur, ils sont capables de le suivre, non pas partiellement, mais totalement et spontanément.

Si nous voulons vivre nous aussi cette expérience, laissons-nous illuminer par cette double expérience. D’abord, celle du grand écart entre notre condition, marquée par le péché, et le Seigneur qui nous appelle. Et ensuite cette deuxième expérience qui est d'entendre l'appel du Seigneur, de nous savoir percés à jour, connus par lui.

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mode_edit Don Charles-Marie
date_range 6 février 2022