Paroisses Hebdo n°241

Don Xandro

Chaque année le 28 janvier, l’Eglise célèbre la mémoire d’un de ses plus grands penseurs – peut-être même le plus grand – qui fut également un grand saint : Thomas d’Aquin (1225-1274), le « Docteur commun de l’Eglise», de l’ordre des Frères Prêcheurs ou Dominicains.

Peu de théologiens auront contribué comme lui à mettre en lumière la beauté et la profonde vérité de la foi chrétienne. En 1998, saint Jean-Paul II n’a pas hésité à affirmer que dans la réflexion de saint Thomas « l'exigence de la raison et la force de la foi ont trouvé la synthèse la plus haute que la pensée ait jamais réalisée » (Encyclique Fides et ratio sur les rapports entre foi et raison, n°78).

Cette année marque le 750e anniversaire de sa mort. A cette occasion, revenons sur deux caractéristiques essentielles de sa manière de croire :

1. S’il est intimement convaincu que Jésus Christ est bien celui qu’il dit être : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14,6), cela ne le conduit pas à une foi étriquée incapable de reconnaître la vérité ailleurs également. Tout au contraire, pour saint Thomas il ne fait pas de doute que « toute vérité dite par qui que ce soit vient de l'Esprit Saint », comme il le répète souvent.

C’est donc sans crainte qu’il pouvait aller la chercher partout, y compris chez les philosophes païens de l’Antiquité ou les penseurs juifs et musulmans du Moyen Âge. Solidement ancré dans le Christ, il a pu déceler son Esprit partout où il souffle.

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date_range 21 janvier 2024

Paroisses Hebdo n°240

Don Antoine

En ces débuts du temps ordinaire de l’année liturgique, les évangiles nous invitent surtout à suivre Jésus, à demeurer avec lui. « Venez à ma suite » ou, dimanche dernier « Maître, où demeures-tu ? » Ces quelques mots apparemment anodins revêtent une grande richesse théologique et spirituelle.

En suivant Jésus, en étant avec lui, chacun de nous est appelé à un chemin intérieur qui implique deux niveaux. Le premier niveau est moral, concernant l'intériorisation progressive de la parole et de la vérité. Le second niveau, plus profond, évoque la communion avec Dieu Père par le Christ dans l’Esprit-Saint.

Tout l’enjeu de la vie spirituelle se trouve dans la transition du premier niveau, axé sur la foi et l'agir moral (l’ascétique), vers le second, plus profond, caractérisé par la communion personnelle avec le Christ (la mystique). C'est une invitation à dépasser la simple adhésion intellectuelle ou la seule pratique d’une morale pour atteindre la communion intime avec le Christ, but véritable de notre vie.

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date_range 21 janvier 2024

Paroisses Hebdo n°239

Don Régis

Ils ouvrirent leurs coffrets et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Les mages venus de l’Orient, des païens qui sans doute ne connaissaient pas le vrai Dieu, sont venus adorer l’enfant-Dieu. Ils ont été conduits vers lui par la contemplation de la nature, œuvre du Créateur.

Ils avaient un cœur droit, un cœur qui cherchait, un cœur qui se laissait guider, un cœur prêt à s’ouvrir. Ils apportaient avec eux des présents précieux : de la myrrhe pour l’homme mortel, de l’encens pour le Dieu, de l’or pour le Roi. Ils représentent toutes les nations, car toutes sont invitées à contempler et à adorer le Dieu fait homme.

Dieu se manifeste à tous les hommes, à tous ceux qui veulent bien ouvrir leur cœur à sa venue. La contemplation de la nature créée, le service du prochain, la quête spirituelle sont autant de voies préparatoires pour s’ouvrir à ce vrai Dieu qui parle et agit au fond des cœurs.

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date_range 7 janvier 2024