Paroisses Hebdo n°344
Nous célébrerons ce jeudi l'Ascension du Seigneur, c'est-à-dire l'entrée de Jésus avec son corps ressuscité dans la gloire du Père. Alors que cela pourrait être vu comme un abandon de ses disciples, c'est une fête ! Le Christ s'en va, il semble nous quitter… et pourtant l'Église se réjouit. Pour quels motifs ?
D'abord, parce que ce départ ouvre une espérance immense : Jésus reviendra dans la gloire. Nous attendons son retour avec impatience, comme on attend un être aimé après une longue absence. L'Ascension ne marque pas une séparation définitive.
Ensuite, parce qu'avec Jésus, c'est notre humanité qui entre dans la gloire de Dieu. Le Christ ne monte pas au ciel comme un esprit détaché du monde : il y monte avec son corps, avec notre nature humaine. À la droite du Père, ce n'est pas un ange qui siège, mais un homme. Cela signifie que le ciel et la terre ne sont plus étrangers l'un à l'autre : en Jésus, ils sont désormais unis. Notre humanité est appelée à être transfigurée, élevée, divinisée. Quelle dignité et quelle espérance !
Enfin, l'Ascension est comme un retour triomphal. La mission du Christ est accomplie : il a vaincu la mort et le péché. Comme un vainqueur qui revient après la bataille, il entre dans la gloire. Et si le ciel est en fête, la terre peut l'être aussi.
Mais cette fête est aussi un envoi. L'Ascension n'est pas la fin d'une histoire, elle en ouvre une nouvelle : celle des apôtres… en acte. À ses disciples qui restent comme figés dans une attente messianique, Jésus adresse un impératif clair : « Allez ! ». Allez annoncer la Bonne Nouvelle, jusqu'aux extrémités de la terre.
Cet appel nous concerne aussi aujourd'hui. Héritiers des apôtres, nous sommes envoyés à notre tour. Comme pour eux il y aura des croix à porter, des combats à mener, mais le Christ a déjà tout vaincu. Fortifiés par l'Esprit Saint que nous attendons à la Pentecôte, préparons-nous à devenir, nous aussi, témoins de cette espérance.
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Paroisses Hebdo n°343
Fondé en 1929 dans le quartier du même nom, le Patronage Saint-Roch a accueilli des générations d’enfants au cours de ce dernier siècle. Il y a eu des interruptions, puis des résurrections, mais toujours la même intuition : accueillir des enfants pour les faire grandir et leur apprendre à donner le meilleur d’eux-mêmes. Bref, les « éduquer pour l’éternité » selon la devise commune à tous les patronages : «ici on joue, ici on prie».
Il m’est arrivé de rencontrer des anciens du quartier me partageant avec émotion leurs souvenirs vécus au Patro. Quelle joie de voir vibrer cette âme d’enfant que le Seigneur nous invite à garder tout au long de notre vie : « Laissez les enfants venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent » (Mt 19, 14).
Après la réouverture fin 2018, le Patronage Saint-Roch vit aujourd’hui une belle croissance : 100 enfants accueillis lors des vacances d’avril et plus de 200 sur l’ensemble de l’année. Les fruits pastoraux peuvent également nous réjouir. Je pense en particulier à plusieurs enfants et animateurs qui ont reçu le baptême cette année après avoir découvert la foi au patronage !
Petit clin d’œil du Bon Dieu il y a quelques jours : le patro a eu la joie de recevoir les reliques de Sainte Thérèse à l’occasion de la Semaine missionnaire. Nous en avons profité pour prier « Notre-Dame des Victoires » qui était chère à Sainte Thérèse. Et bien figurez-vous que le lendemain, le patro Saint-Roch qui se rendait à Douai pour des olympiades avec d’autres patronages a remporté la victoire !
Tout cela ne pourrait pas se vivre sans la confiance des familles, la générosité des donateurs et des bénévoles, animateurs ou responsables de l’association Astrale, porteuse des activités du patronage. Cette dernière vient justement d’élire un nouveau bureau. Nous voudrions adresser un immense merci à la précédente équipe qui a œuvré pendant trois ans, et encourager la nouvelle qui, avec le soutien de la providence, devra accompagner le Patro dans la poursuite de sa croissance.
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